morailles
nom, féminin, /moʁajə/ ou /mɔʁajə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f. pl.
Sorte de tenailles pour serrer le nez d'un cheval, afin de le contenir dans une opération, ou de le punir. Les morailles sont en fer ou en bois ; elles se composent de deux branches disposées en forme de compas et jointes à charnière. Fig.
Votre poitrine [le mal que vous avez à la poitrine] est comme des morailles qui m'empêchent de sentir le mal de ne vous avoir plus ; je tiens de vous cette comparaison — Mme de Sévigné (1626-1696)
Le premier plan sur lequel il [Tellier] avait travaillé n'avait été que pour donner des morailles au pape, et lui donner des affaires en France — Saint-Simon (1675-1755)
Espèce de tenailles pour allonger le cylindre de verre avant de l'ouvrir.
Étymologie : Provenç. morailla. On a dit que c'était un dérivé irrégulier de mordre ; mais le provençal ne permet pas cette supposition. L'origine reste incertaine. Voyez cependant MORAILLON.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
pl. Instrument de maréchal, sorte de tenailles, avec lesquelles on pince le nez d’un cheval impatient, vicieux, pour le ferrer ou lui faire subir quelque opération. Mettez-lui les morailles.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- morailles — pluriel — /mɔʁajə/ ou /moʁajə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée morailles#40717.