monture

monture

nom, féminin, /mɔ̃tyʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (9 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Bête sur laquelle on monte pour aller d'un lieu à un autre.

    J'ai néanmoins encore une prière à vous faire, que vous preniez des montures et l'équipage nécessaire, et que vous alliez trouver Gabelus — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Les ânes firent toujours sa monture ordinaire — Voltaire (1694-1778)

  2. Travail d'un ouvrier qui a monté quelque ouvrage. Vous payerez tant pour la monture.

  3. Ce qui sert à assembler, à supporter, à fixer la partie ou les parties principales d'un objet, d'un outil, etc. La monture d'un thermomètre. La monture d'un fusil, d'un pistolet, le bois sur lequel le canon et la platine sont montés. La monture d'un éventail, l'assemblage des morceaux de bois ou d'autre matière qui servent à soutenir le papier ou l'étoffe d'un éventail. Monture d'un violon, d'une basse, d'une guitare, l'ensemble des cordes qui les garnissent, considérées surtout une fois qu'elles sont ou peuvent être montées au ton convenable. Monture de bride, ce qui porte et soutient la partie du mors qui entre dans la bouche du cheval.

  4. Le métal employé pour monter un bijou, un objet précieux. Une monture d'or, d'argent.

  5. Terme de commerce. Équipement d'un vaisseau. Marchandises qu'on doit transporter. Qui veut aller loin ménage sa monture, c'est-à-dire il faut éviter les excès si l'on veut prolonger ses jours ; ou bien il faut ménager les choses dont on veut se servir longtemps.

    Je lui disais parfois : monsieur Perrin Dandin, Tout franc, vous vous levez chaque jour trop matin ; Qui veut voyager loin ménage sa monture — Jean Racine (1639-1699)

Étymologie : Monter ; provenç. et espagn. montadura.

Historique : XVe s. Sans monture et sans armure Portant harnois rouillé de nonchaloir Sus monteure foulée de foiblasse XVIe s. Il alloit faisant sa visitation par les villes à pied, sans monture quelconque

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Animal (cheval, âne, mulet, etc.) sur lequel on monte. Le cheval est la meilleure de toutes les montures. Les mules sont la monture ordinaire en Espagne. Dans les Indes, on se sert assez généralement de boeufs pour monture. Les éléphants sont la monture habituelle des princes orientaux.

  2. Prov. et fig., Qui veut voyager loin ménage sa monture. Voyez

  3. MÉNAGER.

  4. MONTURE, en termes d’Arts, se dit de l’Action de monter un objet, un outil, un bijou, et désigne le Travail de l’ouvrier qui l’a monté. La monture de cet éventail, de ce bijou a été exécutée avec goût. Il en a coûté tant pour la monture.

  5. Il se dit aussi du Résultat de cette action et il désigne Ce qui sert à assembler, à supporter, à fixer la partie ou les parties principales d’un objet, d’un outil. La monture d’une scie.

  6. La monture d’un fusil, d’un pistolet, Le bois sur lequel les parties métalliques sont montées.

  7. La monture d’un éventail, L’assemblage des morceaux de bois ou d’autre matière qui servent à soutenir le papier ou l’étoffe d’un éventail.

  8. Monture de bride, Ce qui porte et soutient la partie du mors qui entre dans la bouche du cheval.

  9. MONTURE se dit particulièrement du Métal employé pour assembler, réunir, encadrer les différentes pièces dont se forment une tabatière, un étui, un vase, un bijou quelconque. Une monture de vermeil, d’or, d’argent. La monture d’une bague.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • montures — pluriel — /mɔ̃tyʁə/
  • monture — singulier — /mɔ̃tyʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée monture#40691.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.