moite
adjectif, /mwatə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Un peu humide. Le moite élément, la mer, dans le langage familier. Dans le langage de la médecine, peau moite, peau qui a de la moiteur.
Ces bergers... Tout moites de leur sang comme moi de mes larmes — Mathurin Régnier (1573-1613)
La fraîcheur du matin n'avait plus rien de moite ni de piquant — Guez de Balzac (1597-1654)
Fig. Mou, sans énergie.
Ce même esprit me paraît lâche, moite — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Wallon, mat' ; angl. moist. Le wallon mat' vient probablement du lat. madidus ; mais moiste n'en vient pas ; madidus aurait donné made, comme rapidus a donné rade. Diez indique avec doute le lat. musteus, juteux, de mustum, moût ; la forme convient ; et quant au sens, on passe sans grand'peine de juteux à moite. M. Baudry propose mucidus, moisi, proprement morveux ; la forme convient aussi, mucidus donnant moiste, comme rigidus avait donné roit, bien que l's de moiste fasse quelque difficulté ; si le sens par mustum n'est pas direct, il l'est davantage par morveux, couvert de mucosités.
Historique : XIIIe s. Je di que li hom trova pardon [devant Dieu, après le péché], porce que la foibleté de pechier vint en lui de par le cors, qui est de boe et de terre moiste Et froit, et chaut, et sec, et moiste XIVe s. Chascun, quant il en a besoing et indigence, a concupiscence de nourrissement sec ou moiste, c'est assavoir de mangier ou boire XVe s. Anglois sont plus mous et plus moistes que ne sont Portingalois La dicte année feut fort moiste... et y eut de grans tempestes en divers lieux Et jà estoit le lieu moite, pource que l'hiver approchoit, et que c'est pays bas XVIe s. La nuict avoit esté mo…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui a quelque humidité, qui est un peu mouillé. Il a le front moite. Avoir les mains moites. être tout moite de sueur. Ces draps ne sont pas bien séchés, ils sont encore moites. Durant le dégel, les murs sont moites.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- moites — pluriel — /mwatə/
- moite — singulier — /mwatə/
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