modestie
nom, féminin, /modɛsti/ ou /mɔdɛsti/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Retenue à l'aide de laquelle on ne tombe pas dans l'excès. Il est d'une grande modestie dans sa dépense, dans sa conduite.
Retenue dans la manière de penser et de parler de soi.
Vous avez raison de supprimer la modestie de Pauline [fille de Mme de Grignan] ; elle serait usée à quinze ans ; une modestie prématurée et déplacée pourrait faire de méchants effets — Mme de Sévigné (1626-1696)
Votre modestie vous a trompé, aussi bien que tant de saints hommes qui ont cru qu'ils se cacheraient éternellement en se jetant dans les places les plus inconnues — Bossuet (1627-1704)
Pudeur, décence. Contenance modeste.
Un prince qui ne savait que c'était d'enlever les femmes à leurs maris et méritait d'être proposé pour exemple de modestie à tous les siècles — PERROT
Mettez dans vos discours un peu de modestie, Ou je vais sur le champ vous quitter la partie — Molière (1622-1673)
Plur. Actes inspirés par la modestie.
Au milieu de ces modesties de Luther [soumission aux puissances], il échappait des paroles de menace et de violence qu'il ne pouvait retenir — Bossuet (1627-1704)
Nom d'un mouchoir (voy. MODESTE, n° 5).
Étymologie : Lat. modestia, de modestus, modeste. On a dit aussi dans le XVIe siècle modesteté.
Historique : XIVe s. Par la modestie et atrempance des tribuns XVIe s. Qui l'eust jamais pensé qu'une femme de ville, Avec sa modestie et ses douces façons.... Reformation de mœurs et grande modestie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Retenue dans la manière de penser et de parler de soi. Parler de soi avec modestie. Il est d’une modestie excessive. On n’ose le louer en sa présence, de peur de blesser sa modestie. Il a fallu faire violence à sa modestie pour lui décerner cet honneur. Il y a une fausse modestie qui n’est qu’un raffinement de vanité.
Il signifie aussi quelquefois Pudeur, décence. Cette femme s’habille avec modestie. Ce langage blesse la modestie, choque la modestie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- modesties — pluriel — /mɔdɛsti/ ou /modɛsti/
- modestie — singulier — /mɔdɛsti/ ou /modɛsti/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée modestie#40253.