modeste
adjectif, /mɔdɛstə/ ou /modɛstə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a de la modération, qui ne donne pas dans l'excès. En parlant des choses, qui ne dépasse par le taux voulu. Ceci est une évaluation modeste.
Avec ses amis aussi modestes que lui — Bossuet (1627-1704)
Pour rendre votre peuple modeste dans sa dépense — Fénelon (1651-1715)
En parlant des choses, médiocre, simple, sans éclat. Couleur modeste, couleur qui n'est pas éclatante. Le gris est une couleur modeste.
Renfermé, à l'exemple de ses pères, dans les modestes emplois de la robe — Bossuet (1627-1704)
Son habillement était beaucoup plus que modeste — Montesquieu (1689-1755)
Qui a de la modestie, en parlant des personnes. Substantivement. Faire le modeste. Il se dit des choses, dans le même sens.
Jamais on ne m'a vu triompher de ces bruits, J'y suis assez modeste — Molière (1622-1673)
Comme l'univers n'a rien de plus grand que les grands hommes modestes — Bossuet (1627-1704)
Qui a de la pudeur, de la décence, en parlant des personnes. Il faut qu'une femme soit modeste. En parlant des choses, qui est conforme à la pudeur, à la bienséance. Il faut que le langage soit toujours modeste.
À quoi bon, disaient-ils, cette mine modeste Et ce sage dehors que dément tout le reste ? — Molière (1622-1673)
S. m. Ancien terme de toilette. Un modeste, sorte de mouchoir dont les dames se couvraient le cou, et qui s'est appelé aussi modestie.
Étymologie : lat. modestus. Comme moderari est pour modesari, modestus en est le participe à côté de moderatus, comme sectus à côté de secatus (voy. MODÉRER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui a de la retenue, de la modération, qui ne donne dans aucun excès. Il est modeste dans sa dépense, dans toute sa conduite. Par extension, Former des voeux modestes. Avoir des ambitions, des goûts modestes.
Il signifie, en parlant des Choses, Qui est modéré, simple, sans éclat. Avoir un train de vie, une table modeste. Faire une dépense modeste. Condition modeste. Emploi modeste. Prix modestes.
MODESTE signifie aussi Qui est réservé dans la manière de penser et de parler de soi, qui a une opinion modérée de son mérite. Il est modeste dans ses propos, dans son attitude. Avoir un maintien modeste, une contenance modeste, un air modeste, un ton modeste. Garder un silence modeste. Faire une réponse modeste. Avoir une opinion modeste de soi-même. Substantivement, Faire le modeste.
MODESTE signifie encore Qui a de la pudeur, qui observe la décence. Une jeune fille modeste.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- modestes — pluriel — /mɔdɛstə/ ou /modɛstə/
- modeste — singulier — /mɔdɛstə/ ou /modɛstə/
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