minutie
nom, féminin, /minysi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Néologisme au temps du cardinal de Retz qui l'explique par chose de peu de conséquence.
Ce détail paraît sans doute une minutie, c'est-à-dire une chose mince et frivole qui ne vaut pas la peine d'être remarquée et qui ne fait rien au gros de l'affaire — Cardinal de Retz (1613-1679)
Depuis longtemps on faisait valoir Des minuties — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Lat. minutia, de minutus (voy. MENU) ; génev. menutie ; wallon, minuté ; Hainaut, menuté.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Chose de peu d’importance. S’arrêter à des minuties. Perdre son temps à des minuties.
Il signifie aussi Application attentive aux menus détails. Il a corrigé ses épreuves avec minutie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- minuties — pluriel — /minysi/
- minutie — singulier — /minysi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée minutie#40019.