minorité
nom, féminin, /minɔʁite/ ou /minoʁite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
État d'une personne mineure. Recevoir de minorité, dans l'ordre de Malte, admettre des chevaliers avant l'âge de 16 ans. Le temps pendant lequel on est mineur. Une minorité, le temps pendant lequel un prince souverain est mineur. Sorte de ruban qu'on inventa pendant la minorité de Louis XV.
Dieu lui avait donné cette indomptable valeur pour le salut de la France, durant la minorité d'un roi de quatre ans — Bossuet (1627-1704)
Déjà pour le soutien d'une minorité et d'une régence tumultueuse s'était élevé à la cour un de ces hommes [le duc d'Enghien].... — Fléchier (1632-1710)
Le petit nombre, par opposition à majorité. La minorité d'une assemblée, la partie la moins nombreuse qui combat les mesures, les opinions de la partie la plus nombreuse. Être, se trouver en minorité, n'avoir avec soi sur une question que le moindre nombre des votants. Le ministère s'est trouvé en minorité sur cette question. Être dans la minorité, se dit aussi en général pour professer une opinion, une croyance, etc. qui n'a pas pour elle la majorité du public.
Le plus grand de tous les dangers, celui de transporter à la minorité des suffrages l'influence que le bien général donne incontestablement à la majorité — Mirabeau (1749-1791)
Étymologie : Provenç. menoretat ; espagn. minoridad ; ital. minorità ; du lat. minoritatem, de minor (voy. MINEUR 2).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Le petit nombre, par opposition à Majorité. La minorité des voix, des suffrages, des votants. Les ennemis du ministère sont en minorité, en faible minorité. La minorité des Français.
Minorité d’une assemblée, La partie la moins nombreuse, qui combat certaines opinions, certaines mesures préférées par la partie la plus nombreuse. Un député, un orateur de la minorité. La minorité a gagné quelques voix.
MINORITÉ désigne aussi l’état d’une personne mineure. Le privilège de la minorité est de faire déclarer nuls tous les actes que le mineur a faits à son préjudice.
Il se dit, absolument, de la Minorité des souverains ou du Temps qu’a duré cette minorité. Pendant la minorité de Louis XIV. Les minorités sont ordinairement des temps de troubles.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- minorités — pluriel — /minɔʁite/ ou /minoʁite/
- minorité — singulier — /minɔʁite/ ou /minoʁite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée minorité#40002.