mièvre
adjectif, /mjɛvʁə/
Usage : peu fréquent (0.78 occurrences par million — Lexique 3.83).
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a de la vivacité mêlée de quelque malice, surtout en parlant des enfants. Substantivement.
Il n'a jamais été ce qu'on appelle mièvre et éveillé — Molière (1622-1673)
Elle est un peu mièvre parce qu'elle est jeune — Dancourt (1661-1725)
On le dit aujourd'hui quelquefois en parlant du style, avec le sens de maniéré, prétentieux, efféminé.
Étymologie : Origine inconnue. Furetière fait remarquer qu'en Normandie on dit nièvre. Ménage le tirait de nebulo, polisson. Diez se contente de rappeler maffion qui se dit en Berry pour un enfant vif.
Historique : XIIIe s. ....Trop me grieve Que ma mescine [jeune femme] est si esmievre De mon argent issi [ainsi] gaster XVIe s. Mieuresse Mievresse
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui a de la mièvrerie. Des façons mièvres. Une grâce mièvre. Des grâces mièvres. Un style mièvre. Un pinceau mièvre. Un talent mièvre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mièvres — pluriel — /mjɛvʁə/
- mièvre — singulier — /mjɛvʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mièvre#40189.