mie
nom, féminin, /mi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 3
s. f.
Abréviation du mot amie.
Non, ma mie, et ton cœur pour cela m'est trop cher — Molière (1622-1673)
Il faut que je l'appelle et mon cœur et ma mie — Molière (1622-1673)
Nom que les enfants donnent quelquefois à leur gouvernante. Fig.
Aller, venir, courir, trotter, La mie aura de l'exercice — DU CERCEAU
Mme de Maintenon l'aimait [M. du Maine] plus tendrement qu'aucune mie, ni qu'aucune nourrice — Saint-Simon (1675-1755)
Ma mie, se dit quelquefois familièrement en parlant à une femme d'une classe inférieure. Il se dit aussi en un sens méprisant. Je ne souffrirai pas vos impertinences, ma mie.
Étymologie : Abréviation de amie, déjà usitée dans le XIIIe siècle, et facilitée sans doute par la locution m'amie, t'amie, s'amie.
Historique : XIVe s. Jehan Bretel, je cuit [pense] que vous menez Mauvaise vie à mie ou à moullier Seignor, ne vos mentirai mie ; Li doiens avoit une mie Dont il si forz jalous estoit Toutes les foiz qu'ostes avoit.... XVIe s. Un riche cordon que je puisse donner à ma mie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
HIST. XIe s. XIIe s. XIIIe s. XIVe s. XVe s. XVIe s.
De sa parole ne fut mie hastis
Li roi et li soudant ne l'oublierent mie
Étymologie : Provenç. mica, mia, miga, minga, minja ; ital. mica, miga ; du lat. mica, parcelle. Mie avec son sens propre de parcelle : Ils s'ostent des mains l'ung de l'autre les myes d'areine qu'ils trouvent, DESPER. Cymbal. 96 (voy. MIE 1.)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Petite partie qui tombe du pain quand on le mange. Ce sens, qui est étymologique, n'est plus usité. On dit miette.
Diogène vit de petites souris ramasser des mies de pain sous sa table — Fénelon (1651-1715)
Par extension, la partie du pain qui est entre les croûtes. Fig. Jeûner entre la mie et la croûte, se dit d'un homme que le jeûne n'empêche point de manger.
Mie de pain, espèce de champignon.
Étymologie : Provenç. mica, mia, miga, mitga ; espagn. miga ; du lat. mica panis, miette de pain, parcelle, pris ensuite pour la partie molle du pain.
Historique : XIIe s. Mès onc li cuens [le comte] ne volt [voulut] de vin gouster, Ne de blanc pein une mie adeser XIIIe s. Qui tant estraint crouste que mie L'escriture [les Juifs] n'entendent mie, La croste en ont et nous la mie XVIe s. Une mie de pain chaud sortant du four, appliquée sur la douleur
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Partie molle qui est à l’intérieur du pain. Une boulette de mie de pain.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mies — pluriel — /mi/
- mie — singulier — /mi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mie#39774.