mi

mi

nom, masculin, /mi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

  1. Joint à un adjectif, il équivaut à demi, qui est plus usité en ce cas. Mi-parti, voy. MI-PARTI.

    Par force les chassant mi-morts de ses maisons — Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Joint à des substantifs, il ne s'emploie qu'adverbialement avec la préposition à, sans article. Cette poutre ne porte qu'à mi-mur. Des confitures à mi-sucre. Elle est accouchée à mi-terme. En parlant de tissus, on peut supprimer la préposition à. Une étoffe mi-fil et mi-coton. Dans ce cas, mi sert quelquefois elliptiquement pour les deux substances. Une étoffe mi-fil et coton.

    Pour fournir au projet que forme un seul esprit, Il faudrait quatre corps ; encor loin d'y suffire, à mi-chemin je crois que tous demeureraient — La Fontaine (1621-1695)

    Les soldats sont dans la tranchée dans la boue jusques à mi-jambe — Pellisson (1624-1693)

  3. Joint au mot carême ou aux noms des mois ; dans ce cas, ces mots reçoivent l'article féminin, quoique tous soient masculins. La mi-juin. La mi-octobre. La mi-carême. Mi-mai, queue d'hiver (dicton proverbial). La mi-carême, le jeudi de la troisième semaine du carême, qui est à peu près à la moitié du carême.

    Il vous ira voir après la mi-août (prononcez mi-oû) — Mme de Sévigné (1626-1696)

  4. Mi entre en composition dans quelques mots : midi, parmi.

Étymologie : Wallon, mé, mi, fém. mèie ; provenç. mey, mei ; norm. en mi les champs, au milieu des champs ; du lat. medius ; allem. mitten ; goth. midja ; isl. midia ; sanscr. madhya.

Historique : XIe s. Tute la teste [il] lui a par mi sevrée XIIIe s. Lors le coronerent à empereour un diemenche après la feste Madame Sainte Marie, en mi-aoust, en l'eglise Sainte-Sophie Nous la partirons par mi, si en prendrés la moitié et nous l'autre Quant nous feumes alé jusques en mi le flum, si trouvames terre, là où nos chevaus pristrent pié Et li prés sunt en deffense puis mi-mars dusques adont qu'il sunt fauquié [fauchés] XVIe s. Il y en eut mille qui par lascheté de cueur s'en retournerent de my chemin tout court Voulant la my aoust colloquer en may L'heure de myjour est passée, aprèz laquelle no…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de musique. La troisième note de la gamme d'ut.

  2. Nom du signe qui représente cette note. Corde d'un instrument qui donne la note mi. Le gros mi d'une guitare. Le mi ou chanterelle du violon.

Étymologie : Voy. FA pour l'étymologie de mi.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Musique — La troisième note de la gamme d’ut. C’est aussi le Nom du signe qui représente cette note. Mi bémol. Ton de mi. Ce mi est effacé.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • mi — forme de base — /mi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mi#39688.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.