métaphysique · métaphysiqué

métaphysique

adjectif, /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/

Grammaire et formes (2)
  • métaphysiques — pluriel — /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/
  • métaphysique — singulier — /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée métaphysique#41976.

métaphysiqué

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui a pris un caractère trop métaphysique.

    Votre physique [Aristote] n'est qu'un amas de termes abstraits qui n'expliquent point la nature du corps ; c'est une physique métaphysiquée — Fénelon (1651-1715)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée MÉTAPHYSIQUÉ, ÉE.

métaphysique

nom, féminin, /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie de la philosophie, définie différemment suivant les différentes époques : dans l'antiquité, doctrine de l'être ou de l'essence des choses, considérée indépendamment des propriétés particulières ou des modes déterminés qui établissent une différence entre un objet et un autre ; selon Kant, l'inventaire systématique de toutes les richesses intellectuelles qui proviennent de la raison pure, c'est-à-dire des idées et des principes que l'intelligence tire de son propre fonds sans le concours de l'expérience ; enfin, de nos jours, science des principes, plus élevée et plus générale que les autres, de laquelle toutes les connaissances tiennent leur certitude et leur unité.

    Il saisissait dans tout les principes les plus élevés et les plus généraux, ce qui est le caractère de la métaphysique — Fontenelle (1657-1757)

    Je vais donc me jeter dans la nuit de la métaphysique, pour oser combattre contre les Leibnitz, les Wolf, les Frédéric — Voltaire (1694-1778)

  2. En un sens plus restreint, théorie des idées.

    La métaphysique a pour but d'examiner la génération de nos idées — D'Alembert (1717-1783)

    La science qui contribue le plus à rendre l'esprit lumineux, précis et étendu, et qui, par conséquent, doit le préparer à l'étude de toutes les autres, c'est la métaphysique — Condillac (1714-1780)

  3. Se prend quelquefois en mauvaise part, pour désigner l'abus des abstractions. Il y a bien de la métaphysique dans ce traité de morale. Fig. Il se dit aussi d'une analyse trop subtile des sentiments.

    Faut-il entrer avec lui [le socinien] dans cette discussion [l'incarnation, la présence réelle, le péché originel], et jeter les simples fidèles dans la plus subtile et la plus abstraite métaphysique ? — Bossuet (1627-1704)

    Je ne sais quelle métaphysique du cœur s'est emparée de nos théâtres ; s'il ne fallait pas l'en bannir entièrement, encore moins fallait-il l'y laisser régner — D'Alembert (1717-1783)

  4. Les parties les plus élevées d'une science particulière, d'un art quelconque. La métaphysique du droit. La métaphysique des mathématiques. Métaphysique de la géométrie, expression dont Descartes (Lettre au P. Mersenne, janv. 1639) se servait pour désigner la géométrie générale.

    Je veux mourir s'il y a dans toutes ces têtes-là le premier mot de la métaphysique de leur art — Diderot (1713-1784)

  5. Adj. Qui appartient à la métaphysique. La philosophie métaphysique. Certitude métaphysique, celle qui est fondée sur une évidence à priori. Mal métaphysique, voy. MAL, n° 3. Trop abstrait. Des idées obscures et métaphysiques.

    J'estime que cela [ne pas se fier aux sens] est nécessaire pour se rendre capable de connaître la vérité des choses métaphysiques, lesquelles ne dépendent point des sens — Descartes (1596-1650)

    La question devint si subtile et si métaphysique, que leurs plus grands partisans auraient mieux aimé y renoncer — Fontenelle (1657-1757)

Étymologie : Τὰ μεταφυσιϰὰ, locution grecque tirée de ce qu'Aristote, venant à son traité de métaphysique qui est placé après les traités de physique, le commence par ces mots : μετὰ τὰ φυσιϰὰ, après les choses naturelles.

Historique : XIVe s. C'est en metaphysique et non pas en science morale XVe s. Elle est dicte methaphysique en tant que elle considere ens [l'être] et les choses qui ensuivent à lui

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie de la philosophie qui traite des premiers principes de nos connaissances et des idées universelles. Traité, cours de métaphysique.

  2. MÉTAPHYSIQUE est aussi adjectif des deux genres et signifie Qui appartient à la métaphysique. Connaissance, science métaphysique. Principes, idées, preuves métaphysiques.

  3. Certitude métaphysique, Celle qui est fondée sur l’évidence.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • métaphysiques — pluriel — /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/
  • métaphysique — singulier — /metafizikə/ ou /mɛtafizikə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée métaphysique#41975.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.