métaphore
nom, féminin, /metafɔʁə/ ou /mɛtafɔʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme de rhétorique. Dans le sens primitif, qui est celui d'Aristote et de l'étymologie, synonyme de trope ; c'est un terme général.
Dans un sens plus restreint, qui est le sens des rhéteurs postérieurs, de Cicéron, de Quintilien et le sens actuel, figure par laquelle la signification naturelle d'un mot est changée en une autre ; comparaison abrégée. Métaphores disparates ou incohérentes, celles dont les termes ne peuvent pas s'accorder ; par exemple, c'est un torrent qui s'allume, il faut dire qui entraîne. On ne peut pas dire les semences d'un corps.
Les métaphores ne sont autre chose que des similitudes abrégées — Bossuet (1627-1704)
Et, toujours bien mangeant, mourir par métaphore — Boileau (1636-1711)
Étymologie : Μεταφορὰ, transport, métaphore, de μετὰ (voy. MÉTA-), et φέρειν, porter.
Historique : XIIIe s. Mes des poetes les sentences, Les fables et les metafores.... XIVe s. Verité est que aucun juste est en un home qui est juste selon metaphore ou selon similitude
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Rhétorique — Comparaison abrégée, par laquelle on transporte un mot du sens propre au sens figuré. Métaphore heureuse, juste, hardie, outrée, forcée, incohérente. C’est par métaphore qu’on dit d’un homme courageux : C’est un lion. Faire des métaphores qui se suivent.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- métaphores — pluriel — /metafɔʁə/ ou /mɛtafɔʁə/
- métaphore — singulier — /metafɔʁə/ ou /mɛtafɔʁə/
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