merveille
nom, féminin, /mɛʁvɛjə/
Définitions
Chose qui suscite une grande admiration par sa beauté ou son caractère extraordinaire.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Personne dont les qualités suscitent une vive admiration.
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Locution adverbiale signifiant d'une manière parfaite ou admirablement bien.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — ébauche — en attente de relecture · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (11 sens)
Littré (1873)
s. f.
Chose qui cause de l'admiration. Les sept merveilles du monde, les sept monuments les plus célèbres dans l'antiquité, à savoir les pyramides d'Égypte, les murailles et les jardins suspendus de Babylone, le temple de Diane à Éphèse, celui de Jupiter Olympien à Pise en Élide, le tombeau qu'Artémise fit élever pour Mausole, son mari, le phare d'Alexandrie, et le colosse de Rhodes. Par exagération. C'est une des sept merveilles du monde, se dit d'un superbe édifice, ou de quelque autre chose semblable, étonnante en son genre. On dit de même : c'est la huitième merveille du monde. Familièrement. Ce n'est pas grande merveille, ou, par ironie, voilà une belle merveille, ou, elliptiquement, belle merveille, belle merveilles, se dit pour rabaisser une chose, une action que quelqu'un veut faire passer pour admirable. Être la merveille de, exciter l'admiration. C'est une merveille.... c'est merveille de.... que de.... c'est-à-dire c'est une chose extraordinaire de.... ou que de.... C'est une merveille de faire cela, ou que de faire cela. C'est merveille que, avec le subjonctif. Ce n'est pas merveille de, ce n'est pas merveille que.... avec le verbe au subjonctif, ce n'est pas merveille si.... c'est-à-dire il n'y a pas lieu de s'étonner. Ce n'est pas merveille qu'il ait échoué. Familièrement. Faire merveilles, faire des merveilles, se distinguer d'une façon extraordinaire. Faire des merveilles à, produire un excellent effet à ou sur. Faire des merveilles à, faire un excellent accueil à. Se faire merveilles, se faire mille amitiés l'un à l'autre. Faire merveille, se dit des choses qui produisent un bel effet, qui plaisent infiniment. Un ruisseau qui fait merveille dans le paysage. Dire des merveilles de, dire merveilles de, vanter extraordinairement. Dire merveilles, dire des merveilles, écrire des merveilles, dire, écrire des choses charmantes. Crier à la merveille, exprimer vivement son admiration. On dit dans le même sens : crier merveille. Fig. Promettre monts et merveilles, promettre merveilles, faire de très grandes promesses. Conter monts et merveilles, conter merveilles, conter des merveilles de, faire des récits qui excitent l'admiration pour.
La valeur de son père, en son temps sans pareille, Tant qu'a duré sa force, a passé pour merveille — Pierre Corneille (1606-1684)
La plus rare merveille, Quand l'esprit la connaît, ne surprend plus l'oreille — Rotrou (1609-1650)
Personne qui excite l'admiration.
La voici, la belle Marie, Belle merveille d'Étrurie — Malherbe (1555-1628)
Je sers, je le confesse, une jeune merveille — Malherbe (1555-1628)
Chose qui, excitant l'étonnement, paraît dépasser les forces de la nature.
Par quelle merveille Mon œil peut-il sitôt démentir mon oreille ? — Rotrou (1609-1650)
Les merveilles que Dieu avait opérées en leur pays — Bossuet (1627-1704)
A merveille. loc. adv. Très bien, parfaitement. Au XVIIe siècle on écrivait à merveilles ; c'est l'orthographe du Dictionnaire de l'Académie de 1694. À merveille, se dit aussi ironiquement pour exprimer son mécontentement, son indignation.
Et Tartufe ? - Tartufe ? il se porte à merveille, Gros et gras, le teint frais et la bouche vermeille — Molière (1622-1673)
Tout allait à merveille ; j'avais obtenu, presque arraché l'estime de tout le monde — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Familièrement. Pas tant que de merveille, pas beaucoup.
Merveille à fleurs jaunes, balsamine des bois. Se dit de plusieurs variétés de fleurs, et particulièrement de tulipes. Merveille d'Amsterdam, de Harlem. Merveille du Pérou, plante de cette région, dont la merveille consiste en ce qu'elle porte cinq petites fleurs, en forme de cloche, dont chacune est tout à fait différente des autres ; d'autres disent que c'est tout simplement la belle-de-nuit. Merveille d'hiver, espèce de poire de novembre.
S. f. pl. Merveilles, pâtisserie génevoise, rubans de pâte cuits dans le beurre.
La collation fut composée d'échaudés, de merveilles — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Bressan, moraville ; bourguig, morvaille ; Berry, marveille ; provenç. meravelha, meravilla ; espagn. maravilla ; portug. maravilha ; ital. maraviglia ; du lat. mirabilia, choses merveilleuses, pluriel neutre de mirabilis, admirable.
Historique : XIe s. Dist li paiens : merveilles en ai grant Ce est merveille que Deus le soufre tant [Roland] Non est merveille se Charles ad irur [colère] XIIe s. N'est pas merveilles se m'aïr [je m'irrite] Vers amor qui m'a tant grevé XIIIe s. Quant li rois Felippes le sot, si en fu merveilles liés [joyeux] Moult grans merveille estoit leur biauté à regarder Ce n'estoit pas merveille se li cuers lui douloit À tant [ils] saillent hors du batel, Et vinrent à Jehan isnel, Cui il voient faire mervelles Et disoient que il avoient trouvé merveilles de diverses bestes sauvages et de diverses façons XVe s. Or fu…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Chose qui cause une grande admiration. Rare merveille. Les merveilles de la nature, de la science. Une merveille de l’art. Il regarde cela comme une merveille. Il nous a dit des merveilles. Il nous raconta des merveilles de ce pays. Il fut surpris à la vue de tant de merveilles. Il a payé ses dettes, c’est merveille, c’est grande merveille. Ce n’est pas merveille. La merveille est que... C’était merveille de l’entendre. C’est une merveille qu’il soit si promptement sorti d’embarras. L’emploi de l’électricité est la merveille de nos jours. Il se dit quelquefois des Personnes. Cet enfant est vraiment une merveille de sagesse. Pic de la Mirandole fut regardé comme la merveille de son siècle.
Les sept merveilles du monde, Les murailles et les jardins de Babylone, ouvrages de Sémiramis; les pyramides d’égypte; le phare d’Alexandrie; le tombeau qu’Artémise fit élever pour Mausole, son mari; le temple de Diane à éphèse; celui de Jupiter Olympien à Pise, en élide; et le colosse de Rhodes.
Par exagération, C’est une des sept merveilles du monde, se dit d’un Superbe édifice, ou de quelque autre chose semblable, étonnante en son genre. On dit de même C’est la huitième merveille du monde.
Fam., Ce n’est pas grande merveille, ou, par ironie, Voilà une belle merveille, se dit Pour rabaisser une chose, une action que quelqu’un veut faire passer pour admirable.
Fam., C’est une merveille, c’est merveille de vous voir, se dit Pour faire un reproche d’amitié à quelqu’un qu’on avait coutume de voir et qu’on ne voit plus que rarement.
Fam., Faire merveille, faire merveilles, faire des merveilles, Se distinguer dans quelque circonstance par un zèle, un courage, une adresse, un talent extraordinaires. Je l’ai vu faire merveilles ce jour-là.
Fig., et fam., Promettre monts et merveilles. Voyez
MONT.
à MERVEILLE
loc. adv.
Très bien, parfaitement. Il prêche à merveille. Il peint à merveille. Il danse, il chante à merveille. Ce costume vous va à merveille. Il se dit aussi après une interrogation pour marquer un Acquiescement complet, réel ou ironique. Vous voulez qu’il en soit ainsi? à merveille!
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- merveilles — pluriel — /mɛʁvɛjə/
- merveille — singulier — /mɛʁvɛjə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée merveille#39602.