mercantile
adjectif, /mɛʁkɑ̃tilə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui a rapport au commerce, qui se livre au commerce. Arithmétique mercantile, celle qui n'est propre qu'aux marchands, pour la distinguer de celle des géomètres, des algébristes, etc.
Il faut convenir que la littérature, car c'est ainsi que cela s'appelle, a beaucoup gagné du côté des spéculations mercantiles — La Harpe (1739-1803)
Le calcul décimal peut convenir à un peuple mercantile — Chateaubriand (1768-1848)
Plus ordinairement, se dit, en mauvaise part, des choses commerciales, avec l'idée d'un gain sordide. Fig.
Tout secret dans les arts arraché à la politique fausse et mercantile d'un pays, est, dans la réalité, un service rendu à toute l'espèce humaine — Condorcet (1743-1794)
Sans que rien de vénal et de mercantile ose approcher d'une si pure source — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Étymologie : Ital. mercantile, de mercante, marchand (voy. MARCHAND).
Historique : XVIe s. Mercantil
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
Qui concerne le commerce. Il se prend surtout en mauvaise part. Esprit mercantile.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mercantiles — pluriel — /mɛʁkɑ̃tilə/
- mercantile — singulier — /mɛʁkɑ̃tilə/
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