menteur
nom, masculin · /mɑ̃tœʁ/
Usage : fréquent (21 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Personne qui ment, qui a l'habitude de ne pas dire la vérité : c'est un menteur invétéré.
Personne ne l'écoute plus, c'est un menteur notoire.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Voir aussi : forme féminine menteuse
Expressions : un fieffé menteur
Grammaire et formes (2)
- menteurs : pluriel · /mɑ̃tœʁ/
- menteur : singulier · /mɑ̃tœʁ/
Témoignages historiques
Académie française, 8e édition (1935) · 5 sens
n.
Celui, celle qui ment, qui a l’habitude de mentir. C’est un menteur fieffé, un menteur de profession.
Adjectivement, Une femme menteuse. Par analogie, Langage menteur. Physionomie menteuse.
Prov. et fam., Il est menteur comme un arracheur de dents. Voyez
ARRACHEUR.
En termes de l’écriture, Tout homme est menteur, Tout homme est sujet à tromper.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée menteur#39516.
menteur
adjectif · /mɑ̃tœʁ/
Usage : d'usage courant (6.64 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Qui a l'habitude de mentir, de dire des choses fausses : un enfant menteur.
Il est si menteur que personne ne le croit plus.
« Menteur comme tous les gens d'esprit, qui ne balancent guère à supprimer ou à ajouter une circonstance légère à un fait lorsqu'il en devient plus comique ou plus intéressant »Diderot (1713-1784)
« C'était la plus intrépide menteuse que j'aie connue »Marivaux (1688-1763)
Littéraire. Qui donne une impression trompeuse : un argument menteur, une apparence menteuse.
Le sourire menteur de l'homme cachait sa colère.
Synonymes : trompeur, mensonger.
« Des prophètes menteurs la troupe confondue »Jean Racine (1639-1699)
« Je suppose néanmoins que le livre qui fait mention de César, ne soit pas un livre profane écrit de la main des hommes qui sont menteurs »La Bruyère (1645-1696)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (4)
- menteuses : pluriel féminin · /mɑ̃tøzə/
- menteurs : pluriel masculin · /mɑ̃tœʁ/
- menteuse : singulier féminin · /mɑ̃tøzə/
- menteur : singulier masculin · /mɑ̃tœʁ/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 3 sens
adj.
Se dit des personnes qui mentent. Familièrement. Menteur comme un arracheur de dents, homme qui dit beaucoup de mensonges ; locution tirée de ce que l'arracheur de dents promet à ses pratiques de ne pas les faire souffrir. On dit dans le même sens : menteur comme une épître dédicatoire, comme un panégyrique ; menteur comme un valet, comme un laquais. Terme de chasse. Chien menteur, celui qui cèle la voie pour gagner le devant, ou qui crie à faux. Dans l'Écriture, tout homme est menteur, c'est-à-dire tout homme est sujet à tromper.
Les lèvres menteuses sont en abomination au SeigneurLemaistre de Sacy (1613-1684)
Des prophètes menteurs la troupe confondueJean Racine (1639-1699)
Il se dit aussi des choses dont on compare l'apparence trompeuse à un mensonge. Argument menteur, argument des sophistes grecs, par lequel on prétendait démontrer qu'il n'y a point d'évidence réelle ; on le présentait sous cette forme : Épiménide dit que les Crétois sont menteurs ; or Épiménide est Crétois, donc il a menti, et les Crétois ne sont pas menteurs ; mais si les Crétois ne sont pas menteurs, Épiménide étant Crétois a dit vrai, etc.
Toutes leurs voluptés sont courtes et menteusesPierre Corneille (1606-1684)
Sottes prétentions, grandeurs qui nous flattez, Est-il rien de menteur comme vos vanités ?Rotrou (1609-1650)
S. m. et f. Menteur, menteuse, celui, celle qui ment, qui a l'habitude de mentir. Fig. Menteur d'hiver, celui qui dit qu'il n'a pas froid quand il gèle.
Un menteur est toujours prodigue de sermentsPierre Corneille (1606-1684)
Et même qui mentirait Comme Ésope et comme Homère, Un vrai menteur ne seraitLa Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Provenç. mentire, mentidor ; ital. mentitore ; du lat. fictif mentitorem, dérivé de mentiri, mentir. Le provençal mentire, le français mentiere est le nominatif, de mentitor, avec l'accent sur ti ; mentidor, menteor est le régime, de mentitorem, avec l'accent sur to.
Historique : XIIe s. [Dame] Qui croit faus druz [amant] menteor Car s'en vous truis [si je trouve en vous] le semblant menteor XIIIe s. Chacuns hons est mentierres XVe s. D'entour lui [il] doit touz menteurs rebouter XVIe s. Il faudroit que la parole de Dieu fust menteuse (ce qui n'est point), si.... Ceste Grece menteresse On se peult bien garder d'un larron ; d'un menteur garder ne se peult on
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée menteur#39517.