mense
nom, féminin, /mɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Table (peu usité en ce sens qui est le sens latin). Fig.
Les convives allaient s'approcher de la mense hospitalière — Chateaubriand (1768-1848)
Comptons donc les espèces comme nous l'avons fait, donnons-leur à chacune un droit égal à la mense de la nature — Buffon (1707-1788)
Revenu d'une abbaye. Mense abbatiale, le revenu qui est dans le partage de l'abbé. Mense conventuelle, le revenu qui est le partage des religieux. Mense commune, celui dont l'abbé et les religieux jouissent en commun. Mense capitulaire, celle du chapitre. Mense épiscopale, la portion assignée à l'évêque dans le partage des biens entre lui et son église.
La mense de Saint-Denis produisait au cardinal de Retz cent mille livres — Mme de Maintenon (1635-1719)
Combien ne sortit-il pas de terres de la mense du clergé ? — Montesquieu (1689-1755)
Étymologie : Provenç. et ital. mensa ; esp. mesa, du lat. mensa, table, qu'on a rattaché au sanscrit mâns, mânsa, chair ; Curtius y voit le radical ma ( a long), mesurer, construire. L'origine, comme on voit, est incertaine.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Il se disait du Revenu d’une abbaye, d’un évêché, etc. Mense abbatiale. Mense conventuelle. Mense épiscopale.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- menses — pluriel — /mɑ̃sə/
- mense — singulier — /mɑ̃sə/
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