meneur
adjectif
Grammaire et formes (4)
- meneuses — pluriel féminin
- meneurs — pluriel masculin
- meneuse — singulier féminin
- meneur — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée meneur#147163.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée meneur#147163.
nom, masculin, /mənœʁ/
Voir aussi : forme féminine meneuse
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
s. m.
Celui qui mène. Il faut un meneur à la quêteuse. Meneur d'ours, homme qui les fait voir et danser en public. Fig. Meneur d'ours, homme grossier et mal bâti. Meneur de loups, nom donné dans les campagnes au sorcier, parce qu'on lui suppose du pouvoir sur les loups.
Il s'était fait écuyer ou meneur d'une dame de Paris assez riche — Scarron (1610-1660)
Patience passait pour un meneur de loups ; vous savez que c'est une spécialité cabalistique accréditée en tout pays ; je m'imaginais donc voir paraître ce diabolique petit vieillard escorté de sa bande affamée, ayant revêtu lui-même la figure d'une moitié de loup, et me poursuivant à travers les taillis — G. SAND
Celui qui mène ; écuyer, cocher.
Le trop hardi meneur ne savait pas De Phaéthon l'histoire et piteux cas — Voiture (1597-1648)
S. m. et f. Meneur, meneuse, nom qu'à Paris on donne à ceux ou celles qui ramassent les nouveau-nés et les conduisent en province chez les nourrices.
Fig. Celui, celle qui, dans les affaires, mène les autres, les dirige, a de l'ascendant sur eux. Se dit de ceux qui se mettent à la tête d'une intrigue, d'un complot, d'un mouvement populaire.
Mon opinion, quoique évidemment raisonnable, était incapable, même dans les circonstances les plus délicates, de balancer l'influence des meneurs du corps — Mirabeau (1749-1791)
D'autres se plaignent que ce qu'ils nomment les meneurs ne profitent pas de cette occasion — Gracchus Babeuf (1760-1797)
Meneur de ciseaux, ouvrier cartier qui découpe les cartes. Meneur de table, celui qui assortit les jeux.
Étymologie : Mener ; bourguig. menou ; provenç. menaire, menador ; espagn. menador ; ital. menatore.
Historique : XIIIe s. Tu sanbles un meneur d'avugles Miels [mieux] que tu ne faces autre home XIVe s. Jehanne dame du bois Arnaut et Rogier du bois Arnaut, tuteurs, curateurs, meneurs XVe s. Et en seroit chef et meneur [des combattants] le seneschal de Toulouse à Montauban Puisque nous sommes en la voye du chastel, que mestier [besoin] avons-nous de meneur ? XVIe s. Foinet donne un si grand choc à son meneur, qu'il le jette dans la cave Ajoutez : XIIe s. Duitre [ductor] et meneor et guion Avoient tel com vos diron
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n.
Celui, celle qui mène. Meneur d’ours, Celui qui mène un ours dans les rues et qui gagne sa vie à lui faire faire des tours pour le plaisir des passants.
MENEUR se dit aussi de Celui qui amène les nourrices aux bureaux qui se chargent de leur procurer des nourrissons.
Il se dit, figurément et familièrement, de Celui qui, dans une société, une réunion, une entreprise, prend de l’ascendant sur les autres, les guide et met toutes gens en mouvement et toutes choses en train. Il est le meneur infatigable de toutes les fêtes, de toutes les réjouissances.
Il se dit particulièrement des Chefs d’une intrigue, d’une faction. Cette sédition a été l’oeuvre de quelques meneurs. On arrêta les meneurs.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée meneur#39480.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.