mégère
nom, féminin, /mɛʒɛʁə/ ou /meʒɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Nom propre d'une des trois Furies (avec une M majuscule).
Ô haines ! ô fureurs dignes d'une Mégère ! — Pierre Corneille (1606-1684)
À Tisiphone et Mégère Il [Mercure] préféra, dit-on, L'impitoyable Alecton [pour punir les hommes] — La Fontaine (1621-1695)
Fig. Femme méchante et emportée (avec une m minuscule).
La belle-fille [de la princesse d'Harcourt] écrivit à une de ses amies les plaintes d'être soumise à une mégère enragée — Saint-Simon (1675-1755)
[Tullie, fille de Servius Tullius] abominable mégère, qui fut digne d'un traitement plus rigoureux — LE P. CATROU
Papillon d'Europe.
Genre de serpents.
Étymologie : Lat. Megæra ; grec, Μέγαιρα.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Femme méchante et emportée, par allusion à une des Furies. C’est une vraie mégère. Il a épousé une mégère. Il y avait dans cette foule de hideuses mégères.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mégères — pluriel — /meʒɛʁə/ ou /mɛʒɛʁə/
- mégère — singulier — /meʒɛʁə/ ou /mɛʒɛʁə/
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