médiateur
adjectif, /mɛdjatœʁ/ ou /medjatœʁ/
Grammaire et formes (4)
- médiatrices — pluriel féminin — /medjatʁisə/ ou /mɛdjatʁisə/
- médiateurs — pluriel masculin — /medjatœʁ/ ou /mɛdjatœʁ/
- médiatrice — singulier féminin — /medjatʁisə/ ou /mɛdjatʁisə/
- médiateur — singulier masculin — /medjatœʁ/ ou /mɛdjatœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée médiateur#41651.
médiateur
nom, masculin, /mɛdjatœʁ/ ou /medjatœʁ/
Voir aussi : forme féminine médiatrice
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m. et f.
Celui, celle qui s'entremet entre deux ou plusieurs personnes. Fig. Le médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ. Médiateur d'un traité, d'un raccommodement, celui qui intervient pour procurer un traité, un raccommodement. Adjectivement. Les puissances médiatrices déclarèrent que....
Dieu [selon Celse et Porphyre] était logé trop loin pour nous ; les esprits célestes qui nous avaient faits nous servaient de médiateurs auprès de lui — Bossuet (1627-1704)
Après que notre grand roi, plus jaloux de sa parole et du salut de ses alliés que de ses propres intérêts, eut déclaré la guerre aux Anglais, ne fut-elle pas encore une sage et heureuse médiatrice ? — Bossuet (1627-1704)
Celui, celle qui intervient pour arranger quelque affaire. Absolument.
Me voilà donc le confident de mes deux bonnes gens et le médiateur de leurs amours ! bel emploi pour un gouverneur — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Ce n'est plus cette femme commode et complaisante, trop adroite médiatrice et amie trop officieuse qui facilitait ces secrètes correspondances — Bossuet (1627-1704)
Médiateur de la république helvétique, titre que prit Bonaparte après l'acte dit de médiation.
Sorte de ministre d'État, sous les empereurs de Constantinople.
Sorte de jeu de quadrille. On ne joue plus le médiateur.
Faire l'après-midi mille dépenses folles, En deux médiateurs perdre huit cent pistoles — Louis de Boissy (1694-1758)
Étymologie : Provenç. mediator ; catal. mediador ; espagn. mediator ; ital. mediatore ; du lat. mediatorem, de mediare, servir d'intermédiaire, partager par le milieu.
Historique : XIIIe s. Li angelz par soy se deceüt ; Pour ce n'eut, ne ne receüt Ne saulveur, ne mediatour XIVe s. Mediateur entre les peres [sénateurs] et le peuple Lequel air est necessaire et mediateur à porter les odours des choses odoriferes XVe s. Faire office de juge ou de mediateur XVIe s. Si tu cerches ton mediateur pour t'introduire à Dieu, il est au ciel Elle y estoit venue comme mediatrice de la paix Aulcuns [dieux du paganisme], moyens entre la divine et l'humaine nature, mediateurs, entremetteurs de nous à Dieu
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Celui, celle qui s’entremet pour opérer un accord, un accommodement entre deux ou plusieurs personnes, entre différents partis. Il a été médiateur dans cette affaire. Il a été choisi, il s’est offert pour médiateur de la paix. Convenir d’un médiateur. Récuser un médiateur. Les deux partis prirent cette princesse pour médiatrice. Elle se fit médiatrice entre les deux partis. Le roi de France se fit médiateur entre l’Autriche et l’Angleterre. JÉSUS-CHRIST est le médiateur entre Dieu et les hommes, est notre médiateur auprès de Dieu. Adjectivement, Les puissances médiatrices déclarèrent que...
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- médiateurs — pluriel — /medjatœʁ/ ou /mɛdjatœʁ/
- médiateur — singulier — /medjatœʁ/ ou /mɛdjatœʁ/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée médiateur#41650.