médeciné · médecine

médeciné

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Médeciné à tort et à travers.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée MÉDECINÉ, ÉE.

médecine

nom, féminin, /mɛdəsinə/ ou /medəsinə/

Définitions

  1. Science qui étudie les maladies et l'art de les soigner ou de les prévenir.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Ensemble des connaissances et pratiques propres à une école ou une tradition médicale.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Études universitaires menant à l'exercice de cette profession.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (10 sens) — Académie 1935 (11 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Art qui a pour but la conservation de la santé et la guérison des maladies, et qui repose sur la science des maladies ou pathologie. Faire, pratiquer la médecine. La faculté de médecine. Étudiant en médecine. Docteur en médecine. Médecine clinique, celle qui se pratique au lit du malade.

    Comment ! Monsieur, vous êtes aussi impie en médecine — Molière (1622-1673)

    Aussi ne fut-ce qu'à force d'habileté que M. Littre réussit dans cette profession ; encore ne réussit-il que parmi ceux qui se contentaient de l'art de la médecine dénué de celui du médecin — Fontenelle (1657-1757)

  2. Système médical. La médecine galénique. La médecine des Arabes.

  3. Médecine agissante, celle qui fait usage tout de suite des moyens qui tendent à guérir ; par opposition à médecine expectante, celle des médecins qui ont pour principe d'attendre les opérations successives de la nature avant de se décider.

  4. Médecine mentale, celle qui s'occupe des maladies de l'esprit.

  5. Médecine légale, l'ensemble des connaissances médicales appliquées aux questions de droit, quand il faut constater l'état de santé physique ou morale d'un individu, et reconnaître les traces médicales que tel ou tel crime a pu laisser. Il y a aussi la médecine légale vétérinaire.

  6. Médecine opératoire, l'étude, faite séparément, de tous les moyens de guérison autres que les médicaments internes et externes, c'est-à-dire par l'œuvre de la main et par l'emploi des appareils.

  7. Médecine vétérinaire, celle qui a pour objet la santé des animaux domestiques.

  8. Médecine des gens du monde, médecine domestique, la pratique de la médecine par ceux qui, sans savoir rien en médecine, administrent des médicaments dans la maison ou aux pauvres à l'aide de livres et de formulaires.

    La cherté de leurs drogues [des apothicaires] les a fait haïr dans les familles, où les médecins ont introduit une domestique et familière médecine, dont le peuple est fort soulagé — Gui Patin (1601-1672)

  9. Par extension, un remède en général. Médecine universelle, médicament auquel on attribue la vertu de guérir toute sorte de maladies. Ceux qui cherchaient la pierre philosophale cherchaient aussi la médecine universelle. Fig. Ce qui remédie à quelque mal.

    Je vous prie, ma bonne, quoi qu'on dise, de faire de l'huile de scorpion, afin que nous trouvions en même temps les maux et les médecines — Mme de Sévigné (1626-1696)

    La saignée et la boisson font sa médecine universelle [celle du docteur Sangrado] — Lesage (1668-1747)

  10. Particulièrement, remède sous forme liquide ou solide qu'on prend pour se purger. Médecines blanches, potions purgatives dont l'émulsion d'amandes est l'excipient, et qui contiennent une résine purgative triturée avec la gomme arabique. Médecines noires, celles où entrent la casse et le séné qui leur donnent une couleur noire. Médecine douce, médecine préparée de sorte qu'elle opère doucement. Médecine en lavage, médecine étendue dans beaucoup d'eau. Médecine de cheval, médecine que les vétérinaires donnent aux chevaux, et qui est plus forte que pour les hommes. Familièrement. Médecine de cheval, médecine comme pour un cheval, médecine trop forte. Prendre médecine, se purger. Cela sent la médecine, se dit des choses qui ont un goût de drogues. Fig. Avaler la médecine, prendre son parti, se résigner à une chose malgré la peine qu'elle cause. On dit dans le même sens : médecine amère.

    L'aversion qu'on a des médecines — Descartes (1596-1650)

    Je m'en vais prendre demain une légère médecine — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : Provenç. medecina, medicina, et aussi metzina, mezina ; espagn. et ital. medicina ; du lat. medicina, de medicinus (voy. MÉDECIN). À côté de medecine, il y avait aussi mecine ; medcine formé par suppression de l'i bref (voy. medciné, à l'historique de médeciner), d'où mecine.

Historique : XIIIe s. Il est cil qui sane toutes tes enfermetez par la medecine del suen saint pardon Cil qui se sentent pesant pour le travail qu'il ont fait, li repos est leur medecine Avec lui furent ses amis Qui li ont mecine donée, Par qoi sa force a recovrée Car moult ont forces et mecines Fruit, fust, feuille, escorce et racines Lors le convient seingner ou prendre medecine XVe s. Ils avoient, en leur ost et en leurs logis departis çà et là, grand faute de medecines et de medecins pour eux visiter Un frere mineur maistre en medecine XVIe s. Quelques fois la fortune faict la medecine Contre la mort n…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Science des maladies et art de les guérir. Faire sa médecine. Docteur, étudiant en médecine. La Faculté, les écoles de médecine. Des livres, des thèses de médecine. Pratiquer, exercer la médecine.

  2. Il se dit quelquefois pour Système médical. L’ancienne médecine. La médecine d’Hippocrate. La médecine des Arabes. Médecine homéopathique, allopathique.

  3. Médecine agissante, Celle qui fait usage tout de suite des moyens qui tendent à guérir; par opposition à Médecine expectante, Celle des médecins qui ont pour principe d’attendre l’évolution naturelle de la maladie avant de se décider.

  4. Médecine clinique, Celle qui se pratique auprès du lit des malades.

  5. Médecine opératoire, Celle qui a pour objet les opérations chirurgicales.

  6. Médecine mentale, Celle qui s’occupe des maladies de l’esprit.

  7. Médecine légale, Science de la médecine appliquée à différentes questions de droit pour les éclaircir et servir à les résoudre.

  8. Médecine vétérinaire, Celle qui a pour objet la santé des animaux domestiques.

  9. MÉDECINE se dit encore d’un Remède, sous forme liquide ou solide qu’on prend pour se purger. Ordonner une médecine. Prendre médecine.

  10. Fam., Médecine de cheval, Médecine d’une action très énergique, ou même violente.

  11. Fig. et fam., Avaler la médecine, Prendre son parti, se résigner malgré ses dégoûts. Il lui fallut avaler la médecine. On dit plutôt aujourd’hui Avaler la pilule.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • médecines — pluriel — /medəsinə/ ou /mɛdəsinə/
  • médecine — singulier — /medəsinə/ ou /mɛdəsinə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée médecine#41635.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.