méandre
nom, masculin, /mɛɑ̃dʁə/ ou /meɑ̃dʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Fleuve de l'ancienne Phrygie, qui roule ses eaux en serpentant beaucoup.
Nom donné en poésie, par allusion, aux sinuosités d'un fleuve, d'une rivière. On le dit, par assimilation, des vaisseaux qui portent le sang dans toutes les parties du corps.
Sur ce gazon assise et dominant la plaine, Des méandres de Seine, Rêveuse, elle suivait, les obliques détours — André Chénier (1762-1794)
L'homme.... Ignorait en repos jusqu'aux routes certaines Du méandre vivant qui coule dans ses veines — Charles Perrault (1628-1703)
Fig. Détours de paroles.
Il [Michel Potier] a été si impudent et téméraire que de s'attribuer le secret de la pierre philosophale, offrant par après de le communiquer à un chacun, sans énigmes, méandres et difficultés, moyennant une récompense et salaire à sa discrétion — Gabriel Naudé (1600-1653)
Terme de beaux-arts. Ornement employé dans l'architecture, dans les broderies ; il offre des sinuosités et des entrelacements quelquefois très compliqués.
Ces chiffres forment un méandre Où nos deux noms entrelacés, Toujours à se suivre empressés, S'abandonnent pour se reprendre — Cardinal de Bernis (1715-1794)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Sinuosité d’un fleuve, d’une rivière, par allusion au fleuve de Phrygie qui portait ce nom.
Par analogie, Les méandres d’un labyrinthe. Fig., Je ne parviens pas à suivre les méandres de sa pensée.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- méandres — pluriel — /meɑ̃dʁə/ ou /mɛɑ̃dʁə/
- méandre — singulier — /meɑ̃dʁə/ ou /mɛɑ̃dʁə/
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