maxime

maxime

nom, féminin, /maksimə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Terme de plain-chant. Note qui vaut deux carrées ou quatre rondes.

Étymologie : Lat. maxima, très grande (note).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Proposition générale qui sert de règle. Les maximes d'État, les maximes que les politiques se faisaient pour le gouvernement et par lesquelles ils se mettaient souvent au-dessus des règles de la morale.

    Leurs maximes de feu et de sang assurent et fortifient la malice, quand elle est encore craintive et douteuse — Guez de Balzac (1597-1654)

    N'écoutez point pour lui ces maximes cruelles — Pierre Corneille (1606-1684)

  2. Au plur. Titre donné à certains ouvrages de morale. Les Maximes de la Rochefoucauld. Une maxime, une proposition qui appartient ou pourrait appartenir à un livre de maximes.

    Je fis l'autre jour une maxime tout de suite sans y penser, et je la trouvai si bonne que je crus l'avoir retenue par cœur de celles de M. de la Rochefoucauld — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Ce ne sont point des maximes que j'ai voulu écrire ; elles sont comme des lois dans la morale ; et j'avoue que je n'ai ni assez d'autorité, ni assez de génie pour faire le législateur — La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Lat. maxima, sous-entendu sententia, sentence très grande, générale (voy. MAXIMUM) ; cet emploi du superlatif appartient au latin du moyen âge, et encore assez récent.

Historique : XVIe s. Il [la Boëtie] avoit une maxime souverainement empreinte en son ame, d'obeyr et de se soubmettre très religieusement aux loix soubs lesquelles il estoit nay

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Proposition générale qui sert de principe, de fondement, de règle dans un art, dans une science, et particulièrement en matière de politique et de morale. Maxime générale, fondamentale. Fausse, dangereuse maxime. Maxime d’état. C’est une maxime reçue parmi les théologiens, parmi les casuistes. Suivre de mauvaises maximes. Agir contre sa maxime ordinaire, suivant, selon ses maximes.

  2. Il se dit au pluriel d’un Recueil de pensées. Les Maximes de La Rochefoucauld.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • maximes — pluriel — /maksimə/
  • maxime — singulier — /maksimə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée maxime#39357.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.