matoiserie

matoiserie

nom, féminin, /matwazəʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Qualité du matois. Vous ne connaissez pas sa matoiserie. Tromperie, fourberie. Voilà une fine matoiserie.

    Mais d'où vient qu'au renard Ésope accorde un point, C'est d'exceller en tours pleins de matoiserie ? — La Fontaine (1621-1695)

    Quelquefois les piéges sont détendus sans que le gibier y soit resté ; cet accident est l'effet de la matoiserie des renards : ils attaquent l'amorce en avançant la patte par le côté de la planche, au lieu de s'engager sous la trappe — Chateaubriand (1768-1848)

Étymologie : Matois.

Historique : XVIe s. Ô le beau temps pour la galanterie, Qu'estoit le temps de la chevalerie ! Point de matois ni de matoiserie ; Dames et preux sur la belle prairie, Sur le gazon et sur l'herbe fleurie Faisoient entre eux une honneste frairie

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Qualité de celui qui est matois. Vous ne connaissez pas sa matoiserie.

  2. Il signifie aussi Tromperie, fourberie. Voilà une fine matoiserie. Il est vieux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • matoiseries — pluriel — /matwazəʁi/
  • matoiserie — singulier — /matwazəʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée matoiserie#39256.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.