martre
nom, féminin, /maʁtʁə/
Voir aussi : variante de marte
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Genre de quadrupèdes carnassiers digitigrades dans lequel on distingue : la martre commune, dite vulgairement martre ou marte des sapins ; la martre des hêtres ou martre domestique, appelée fouine, la martre mineure, qui est notre belette ; la martre blanche, connue sous le nom d'hermine ; la martre zibeline, appelée vulgairement zibeline ou zibelline, et qui fournit les plus belles peaux. Les martres formaient pour Linné un seul genre (mustela) ; Cuvier en a fait quatre, les putois, les martres proprement dites, les mouffettes et les loutres ; la marte zibeline appartient aux martres proprement dites, ainsi que la martre commune et la fouine ; mais la belette et l'hermine sont des putois. Fig. Prendre martre pour renard, prendre une chose pour une autre. Dans un sens analogue.
La martre, originaire du Nord, est naturelle à ce climat, et s'y trouve en si grand nombre, qu'on est étonné de la quantité de fourrures de cette espèce qu'on y consomme et qu'on en tire — Buffon (1707-1788)
Tu prends toujours martre pour renard — Voltaire (1694-1778)
La peau de cet animal quand elle est employée en fourrure. Un manchon de martre.
Nom d'une chenille, voy. HÉRISSON, n° 2.
Étymologie : Wallon, mâdrai, le mâle de la fouine ; espagn. et portug. marta ; ital. martora ; allem. Marder ; bas-lat. martures, martalus. On le tire du latin martes ; mais martes est douteux, il ne se trouve que dans Martial, Ép. X, 37 : Venator, capta marte, superbus adest ; des critiques l'ont chassé et remplace par mele. Il n'est donc pas sûr d'en tirer le mot roman.
Historique : XIe s. De son col [il] jette ses grandes pels de martre XVe s. Il y avoit gagné vingt mille escus et deux pennes de martres Une robe d'escarlate, fourrée de martres de païs XVIe s. Il est temps de laisser tes jeux et ta simplesse, Martes [poupées], chevaux de bois ; ce qui sied en jeunesse Ne sied quand on est grand Tel qui se tient emmitonné dans les martes jusques aux aureilles....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Petit quadrupède carnassier qui a le poil roux et qui se trouve dans les pays septentrionaux. Peau, queue, fourrure de martre. Les martres zibelines sont les plus belles.
Il se dit aussi de la Peau de cet animal, quand elle est employée en fourrure. Un manchon, un manteau de martre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- martres — pluriel — /maʁtʁə/
- martre — singulier — /maʁtʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée martre#39071.