mars

mars

nom, masculin, /maʁs/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Terme du polythéisme. Le dieu de la guerre. Par extension, la guerre elle-même. Les travaux de Mars, le métier de Mars, la guerre. Les favoris de Mars, les guerriers, les conquérants. Mars se prend aussi pour un guerrier. Champ de Mars, voy. CHAMP, n° 1. Délassements de Mars, sorte de jeu de tableaux qui représente les diverses combinaisons de la guerre. École de Mars, école instituée en 1794, qui avait pour but de donner à six jeunes gens de chaque district, envoyés à Paris sous le nom d'élèves de Mars, une éducation révolutionnaire et les connaissances d'un soldat républicain. En ces sens, Mars prend une grande M.

    Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines, En vain dans les combats ont des soins diligents ; Mars est comme l'amour ; ses travaux et ses peines Veulent de jeunes gens — Malherbe (1555-1628)

    Assez d'autres.... Suivront aux champs de Mars ton courage rapide — Boileau (1636-1711)

  2. Une des planètes. La révolution de Mars autour du soleil dure 687 jours, sa distance au soleil est d'environ 25,000,000 de myriamètres, et son volume est le 16e de celui de la terre. En ce sens, Mars prend une grande M.

    Mars n'a rien de curieux que je sache ; ses jours sont de plus d'une demi-heure plus longs que les nôtres, et ses années valent deux de nos années, à un mois et demi près — Fontenelle (1657-1757)

  3. Nom ancien du fer. Safran de Mars. Teinture de Mars. En ce sens, Mars prend une grande M.

  4. Le troisième mois de l'année (avec une m minuscule). Cela vient comme mars en carême, cela vient à propos, ou bien cela ne manque pas d'arriver chaque année (voy. CARÊME).

    De fleurs en mars ne tiens compte, non plus que de femme sans honte — LE ROUX

  5. Espèce de papillon de jour (genre nymphalie).

  6. S. m. pl. Les mars, les grains qu'on sème au mois de mars.

Étymologie : Berry, mâr ; bourg. ma ; provenç. mars, martz ; espagn. marzo ; portug. março ; ital. marzo ; du lat. Mars ou Mavors, Mamers, dans la langue des Osques, Marmar, dans le Chant arval ; l'étymologie en est obscure et disputée.

Historique : XIIIe s. Bois à couper en auge, ou vignes prestes à vendangier, ou blés ou mars près à seier, ou prés à fauchier XVe s. Yssit du ciel plusieurs grans esclas de tonnoire, espartissemens [éclairs] et merveilleuse pluye, qui esbahit beaucoup de gens, pour ce que les anciens dient tousjours que nul ne doit dire helas s'il n'a ouy tonner en mars Je croy que vous venez requerir la bataille à certain jour nommé ; mais je cognois Monseigneur à tel qu'il ne vous y fauldra ne que mars en caresme XVIe s. Du genre humain, veuillez avoir pitié, En permettant que le puissant dieu Mars Mette au fourreau dagu…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. On ne met ici ce nom, qui était celui du dieu de la guerre, chez les païens, que parce qu’il signifie La guerre, dans quelques phrases poétiques. Les travaux de Mars. Le métier de Mars. Les favoris de Mars.

  2. Champ de mars. Voyez

  3. CHAMP. (Voyez aussi, dans l’article suivant, un autre sens de cette expression.)

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • mars — forme de base — /maʁs/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mars#39034.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.