margé · marge

margé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Feuilles margées.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée MARGÉ, ÉE.

marge

nom, féminin, /maʁʒə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Le blanc qui est autour d'une page écrite ou imprimée, et principalement le blanc qui, dans chaque feuillet, est à droite du recto et à gauche du verso. On a trop rogné les marges. Fig. et familièrement. Avoir de la marge, avoir plus de temps ou plus de moyens qu'il n'en faut. On dit dans le même sens : donner, laisser de la marge.

    Ils mettent en marge, par forme d'éclaircissement, que.... — Bossuet (1627-1704)

    Il [Dupleix] est le premier historien qui ait cité en marge ses autorités, précaution absolument nécessaire, quand on n'écrit pas l'histoire de son temps, à moins qu'on ne s'en tienne aux faits connus — Voltaire (1694-1778)

  2. Terme d'imprimerie. Feuille collée sur le tympan et sur laquelle on compasse exactement les feuilles à imprimer.

  3. Terme de taille-douce. Feuille de papier qui se met sous la planche de cuivre, pour servir à marger l'estampe.

  4. En général, bord. Les marges d'un chemin. Le bord, le pourtour d'un orifice quelconque. Terme de botanique. Bordure qui entoure le thalle des lichens. Terme d'anatomie. Marge articulaire, portion osseuse comprise entre la surface articulaire et le point d'attache du ligament capsulaire. On dit dans le même langage : la marge de l'anus.

Étymologie : Provenç. marge, s. m., et margua, s. f. ; catal. marge ; espagn. margen ; ital. margine ; du lat. marginem, bord, rebord, et, par extension, marge. Margo paraît le même que le germanique Mark, frontière (voy. MARCHE 1).

Historique : XIIIe s. Tu troveras un en le [la] senestre marce du calendrier XVIe s. Quand les marges ou bords des cavités sont rompues, s'ensuit pareillement facile luxation Sans les vouloir marquer par annotation au marge, afin d'eviter telle importune reditte Il mettoit au marge de son livre.... J'ay accoustumé les grands qui me cognoissent, à y supporter [dans mes lettres] des litures et des trasseures, et un papier sans plieure et sans marge Elles ont esté imprimées en grande marge, que l'on appelle en fueille, ou bien in folio, pour parler selon les imprimeurs et libraires

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Le blanc qui est autour d’une page imprimée, d’un côté d’une page écrite. Il faut mettre, écrire, imprimer ces mots en marge. Les marges de ce livre sont chargées d’annotations. On a trop rogné les marges. Exemplaire à grandes marges. Cet élève a négligé de laisser une marge à sa copie.

  2. Fig. et fam., Avoir de la marge, Avoir plus de temps ou plus de moyens qu’il n’en faut pour exécuter quelque chose. On dit, dans le même sens, Donner, laisser de la marge à quelqu’un.

  3. Fig., En marge de, En dehors de, à côté de. En marge du code. En marge de la société.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • marges — pluriel — /maʁʒə/
  • marge — singulier — /maʁʒə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marge#38862.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.