marchand

marchand

adjectif, /maʁʃɑ̃/

Grammaire et formes (4)
  • marchandes — pluriel féminin — /maʁʃɑ̃də/
  • marchands — pluriel masculin — /maʁʃɑ̃/
  • marchande — singulier féminin — /maʁʃɑ̃də/
  • marchand — singulier masculin — /maʁʃɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marchand#38827.

marchand

nom, masculin, /maʁʃɑ̃/

Définitions

  1. Personne dont la profession est d'acheter et de vendre des marchandises.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Personne dont la profession est de vendre un produit particulier, généralement dans une boutique ou sur un marché.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Voir aussi : forme féminine marchande

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (14 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui fait profession d'acheter et de vendre. Marchande, femme qui tient un commerce. Terme de jurisprudence. Marchande publique, femme qui fait un négoce séparé de son mari, au vu et su de celui-ci. Marchand forain, celui qui parcourt, avec des marchandises, les villes, les campagnes, les foires, les marchés. Par dénigrement, marchand de soupe, maître de pension, ainsi nommé parce qu'on suppose qu'il spécule sur la nourriture de ses élèves. Par dénigrement aussi. Marchand de vers, celui qui fait des vers parce qu'on les lui paye. Communauté des marchands de Paris, se disait de la réunion de six corporations des drapiers-chaussetiers, épiciers, merciers, pelletiers, bonnetiers et orfévres. Fig. Être mauvais marchand, se trouver mauvais marchand, n'être pas bon marchand d'une chose, s'en trouver mal. Fig. Marchand mêlé, se dit d'une personne chez qui il y a du bon et du mauvais.

    Le plus petit marchand est savant sur ce point : Pour sauver son crédit, il faut cacher sa perte — La Fontaine (1621-1695)

    Sitôt.... Que, retiré chez lui, le paisible marchand Va revoir ses billets et compter son argent — Boileau (1636-1711)

  2. Celui qui achète pour son usage. Attirer, faire venir, tromper les marchands. Trouver marchand. Aux ventes publiques, lorsque le crieur annonce telle marchandise à tant, on répond : il y a marchand, c'est-à-dire je la prends à ce taux. Fig. Ne pas trouver marchand, ne pas trouver à se placer, ne pas trouver d'acheteur, etc.

    Si jamais cette part tombait dans le commerce, Et qu'il vous vînt marchand pour ce trésor caché — Pierre Corneille (1606-1684)

    On n'achète pas le rang, une reine qui serait laide ne trouverait pas marchand — Voltaire (1694-1778)

  3. Marchand, espèce de canard à large bec, anas perspicillata, L. Un autre oiseau porte le nom de marchand, c'est le vautour urubu, gallinaze urubu, Vieillot.

    Les Portugais les appellent gallinaches et les Français de Saint-Domingue les nomment marchands — LE P. LABAT

  4. Adj. Marchand, marchande, qui a les qualités requises pour être vendu. Il lui a fourni tant de blé loyal et marchand. Rendre marchand, donner à une marchandise les qualités nécessaires pour qu'elle se débite bien. Ramener des grains avariés à leur état normal et les rendre marchands. Prix marchand, le prix auquel les marchands vendent entre eux. J'ai eu le drap de cet habit au prix marchand. Nom marchand, nom que les marchands donnent à certains objets de commerce. Le sel est marchand, il est permis à tout le monde d'en faire le commerce. Le sel n'est pas marchand, il se vend au compte de l'État. Terme de pêche. Morues marchandes, celles qui sont grandes et n'ont point de défauts.

  5. Place marchande, place commode pour vendre. Fig. Quartier marchand, quartier habité par un grand nombre de marchands. Ville marchande, ville où il y a un grand mouvement commercial. La rivière est marchande, elle a assez d'eau pour porter les bateaux. Navire, bâtiment marchand, navire destiné à porter des marchandises. Marine marchande, les bâtiments et les équipages employés par le commerce, par opposition à marine de l'État ou marine militaire. On dit dans le même sens : navigation marchande, flotte marchande, capitaine marchand.

    Quant à vous, mon cher ami, frappez fort ; vous êtes en place marchande pour cela — D'Alembert (1717-1783)

    Le dégel étant ainsi arrivé depuis quelques jours, et la rivière par conséquent devenue marchande,

  6. Qui se livre au commerce. Les nations marchandes.

    Le mélange des Tyriens et des Africains fit qu'elle [Carthage] fut tout ensemble guerrière et marchande — Bossuet (1627-1704)

    Les richesses y [à employer des troupes étrangères] mènent naturellement une république marchande : on veut jouir de ses biens, et on croit tout trouver dans son argent — Bossuet (1627-1704)

  7. Dans un sens méprisant. Peu distingué, peu noble.

    Il ne se peut rien de plus marchand que ce procédé — Molière (1622-1673)

Étymologie : L'ancienne forme est marcheant ; ital. mercadante ; du verbe bas-latin mercadare, dérivé, par mercatum, du latin mercari, de merx, marchandise. Mercari, dénominatif de merx, est rapproché par Curtius et Corssen (Beitr. p. 111) de merēre, soit que merx veuille dire ce qui le mérite [un prix], soit plutôt que merere y soit pris dans son sens originaire, avoir en partage (comparez μειρομαι, μέρος, μόρος, μοῖρα) ; alors merx signifierait simplement une chose partageable, une part distribuable, idée fondamentale de la marchandise.

Historique : XIIe s. Jà damedeu ne place [ne plaise au Seigneur Dieu] que si hors del sens seie, Que del cors Jesu-Cris marcheanz estre deie [je doive être] XIIIe s. Il virent [à Constantinople prise par les Latins] ces hautes yglises et ces riches palais fondre, et ces grans rues marcheandes ardoir à feu, et il n'en pooient plus faire Quant il [les marchands] furent asseüré Et lor mangier ont apresté, Napes font metre et vont laver ; Puis si s'assient au souper ; La table fut moult marcheande ; Grant plenté i ot de viande Car dui [deux] larron venoient de marcheans guetier L'ordre de Cistiax tiengne [je t…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui fait profession d’acheter et de vendre. Marchand en gros, en détail. Marchand de vins. Marchand de draps. La charge de prévôt des marchands de Paris, de Lyon n’existe plus.

  2. Marchand forain. Voyez

  3. FORAIN.

  4. Fig., être mauvais marchand, se trouver mauvais marchand, n’être pas bon marchand d’une chose, S’en trouver mal. Vous avez eu tort de vous brouiller avec lui, vous en serez, vous vous en trouverez mauvais marchand.

  5. être le mauvais marchand dans une affaire, être celui qui y perd.

  6. Trouver marchand, Trouver un acquéreur.

  7. MARCHAND se prend quelquefois adjectivement et signifie Qui est de bon débit, de bonne qualité, qui a les qualités requises pour être vendu. Ce blé n’est pas marchand.

  8. Prix marchand, Le prix auquel les marchands vendent entre eux. J’ai eu le drap de ce manteau au prix marchand.

  9. Valeur marchande, Valeur d’un objet, non pas en lui-même, mais sur le marché.

  10. Place marchande, Place commode pour vendre de la marchandise.

  11. Quartier marchand, Quartier habité par un grand nombre de marchands.

  12. Ville marchande, Ville où il y a un grand mouvement commercial.

  13. Navire, bâtiment marchand, Navire, bâtiment qui n’est destiné qu’à porter des marchandises.

  14. Marine marchande, Les bâtiments et les équipages employés par le commerce; par opposition à Marine militaire, qui désigne la Marine de l’état. On dit, dans le même sens, Navigation, flotte marchande, capitaine marchand.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • marchands — pluriel — /maʁʃɑ̃/
  • marchand — singulier — /maʁʃɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marchand#38826.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.