marâtre
adjectif, /maʁatʁə/
Grammaire et formes (2)
- marâtres — pluriel — /maʁatʁə/
- marâtre — singulier — /maʁatʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marâtre#39087.
adjectif, /maʁatʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marâtre#39087.
nom, féminin, /maʁatʁə/
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
s. f.
Terme injurieux. Belle-mère par rapport aux enfants d'un autre lit.
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre — Jean Racine (1639-1699)
Ce qu'une marâtre aime le moins de tout ce qui est au monde, ce sont les enfants de son mari : plus elle est folle de son mari, plus elle est marâtre — La Bruyère (1645-1696)
Mauvaise mère. Ce n'est pas une mère, c'est une marâtre. Fig. Adjectivement.
Il ne peut s'imaginer que la France, où l'hospitalité fut toujours si sainte, devienne pour lui la marâtre des étrangers — Olivier Patru (1604-1681)
La nature, marâtre en ces affreux climats, Ne produit au lieu d'or que du fer, des soldats — CRÉBILLON
S. f. pl. Terme de métallurgie. Pièces de fonte qui servent de plafond aux embrasures d'un haut fourneau.
Étymologie : Wallon, mârâse ; namur. maurause ; du bas-latin matrastra, de mater, mère, avec la terminaison aster, astra, qui indique seulement que la chose ou la personne n'a pas son caractère propre, est un diminutif de la chose ou personne ; aussi marastre n'a-t-il signifié primitivement que belle-mère, un diminutif de mère. On disait de même : parastre, fillastre.
Historique : XIIIe s. Ha ! fortune, chose legiere, Qui vins devant et poins derriere, Comme es marrastre ! Et de lès els seoit l'empereris, qui feme estoit au pere et marastre au fil De mauvaise marastre est l'amour mout petite XVe s. Ô tu [Paris] cité de justice aournée, Qui onques jour n'ouvras de tirannie, Fille de Dieu et par Dieu gouvernée, Mere de foy, mairastre d'eresie, Le vrai escot de la theologie XVIe s. Qui a marastre a le diable en l'atre Ô vrayment marastre nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir !
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Belle-mère. Il n’a plus guère ce sens qu’en parlant d’une Femme qui maltraite les enfants que son mari a eus d’un autre lit.
Il se dit, par extension, d’une Mère qui n’a point de tendresse pour ses enfants, qui les traite durement. Ce n’est pas une mère, c’est une marâtre. On dit quelquefois, dans un sens analogue, La nature a été une véritable marâtre envers cet homme.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée marâtre#39086.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.