manichéen

manichéen

adjectif, /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/

Grammaire et formes (4)
  • manichéennes — pluriel féminin — /manikeɛnə/ ou /manikɛɛnə/
  • manichéens — pluriel masculin — /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/
  • manichéenne — singulier féminin — /manikeɛnə/ ou /manikɛɛnə/
  • manichéen — singulier masculin — /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée manichéen#38616.

manichéen

nom, masculin, /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/

Voir aussi : forme féminine manichéenne

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui adopte la doctrine de Manès, suivant lequel il y avait deux premiers principes, un bon et un mauvais. Familièrement. Cela me ferait devenir manichéen, se dit de quelque catastrophe qui fait penser qu'un mauvais génie gouverne la moitié du monde.

    Il ne faut pas ignorer tout à fait ce que c'était que les manichéens : toute leur théologie roulait sur la question de l'origine du mal ; ils en voyaient dans le monde, et ils en voulaient trouver le principe ; Dieu ne le pouvait pas être, parce qu'il était infiniment bon ; il fallait donc, disaient-ils, reconnaître un autre principe, qui, étant mauvais par sa nature, fût la cause et l'origine du mal — Bossuet (1627-1704)

    La guerre meurtrière est tellement le partage affreux de l'homme, qu'excepté deux ou trois nations, il n'en est point que leurs anciennes histoires ne représentent armées les unes contre les autres.... manichéens, voilà votre excuse — Voltaire (1694-1778)

  2. Nouveaux manichéens, nom qu'on a donne aux Albigeois.

    On ne les appela manichéens que pour leur donner un nom plus odieux ; car ni eux ni leurs juges ne pouvaient guère connaître la philosophie du Persan Manès — Voltaire (1694-1778)

  3. Adj. Qui appartient aux manichéens, au manichéisme.

    Il suffit que cette hérésie d'Orléans dont Étienne fut l'un des auteurs, dont le roi Robert vengea les excès, et dont Glaber nous a raconté l'histoire, soit reconnue pour manichéenne par Vignier — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Μανιχαῖος, nom que les Grecs donnaient à Manès ; il vécut dans le IIIe siècle de notre ère, et fut l'auteur d'une secte chrétienne où figuraient les deux principes du bien et du mal. D'après Beausobre. Hist. du manich. t. I, p. 71 et 72, il est probable que Μάνης et Μανίχαιος ne sont que deux formes d'un même nom sémitique Manem, Manaem, Manahem ; car on croit que cet hérésiarque était de la Chaldée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui adopte la doctrine de Manès, qui admet deux premiers principes, un bon et un mauvais.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • manichéens — pluriel — /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/
  • manichéen — singulier — /manikeɛ̃/ ou /manikɛɛ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée manichéen#38615.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.