s. m.
Exercice qu'on fait faire au cheval pour le dresser. Cheval de manége. Art de dompter, de discipliner, d'instruire les chevaux. Toutes les connaissances relatives au cheval. Manége de guerre, se dit d'un galop inégal pendant lequel le cheval change aisément de main. Manége par haut, manière de dresser les sauteurs, par courbettes, par croupades, etc. qui s'appellent airs relevés.
Terrain entouré de murs et destiné à enseigner ou à pratiquer l'art de l'équitation.
Fig. Manière de se comporter, de se prendre aux choses. Il se dit aussi des moyens, des ressorts, des ruses par lesquelles on s'efforce d'arriver à son but.
Il y a bien de petites choses qu'il faut encore lui apprendre [au jeune marquis de Grignan] pour le manége de la conversation et de la société — Mme de Sévigné (1626-1696)
Que fera-t-il [le jeune marquis de Grignan] d'un carnaval à Paris et à Versailles où l'on voudra le mettre de tout ?... il est bien jeune et bien peu accoutumé à cette sorte de manége — Mme de Sévigné (1626-1696)
Appareil servant à appliquer la force des animaux pour faire mouvoir des machines, et dans lequel d'ordinaire un axe vertical est mû par des animaux marchant en un cercle horizontal. Faire monter de l'eau par un manége.
Allure ou direction des veines du charbon de terre.
Le manége, le parti du manége, ou la société du manége, nom, sous le directoire, d'un parti formé des débris des jacobins, réunis dans une salle de manége attenante aux Tuileries.
Terme de marine. Manière particulière de se mouvoir, de faire certaines évolutions ; art de manœuvrer.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).