mandarin
nom, masculin, /mɑ̃daʁɛ̃/
Voir aussi : forme féminine mandarine
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
S. m. Titre que l'on donne aux officiers civils et militaires de la Chine et qui est étranger à la langue chinoise. Arbre des mandarins, arbre propre à la Cochinchine, du port et de l'aspect de nos tilleuls et donnant une sorte de grenade blanche à pulpe granulée et miellée.
Adj. Le dialecte mandarin, la langue mandarine, nom donné à la langue actuellement parlée et écrite en Chine par les classes cultivées.
Étymologie : Mot portugais, que les uns tirent du latin mandare, mander, ordonner, et que les autres regardent comme un mot indien corrompu du sanscrit mantrin, conseiller, ministre ; cette dernière étymologie est plus probable.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Titre par lequel on désigne tous les officiers civils et militaires de Chine. Il y a des mandarins lettrés et des mandarins militaires.
Figurément et ironiquement, Mandarin se dit d’un Lettré ou d’un savant muni de titres et de grades officiels. Prov. et fig., Tuer le mandarin, Nuire, avec la certitude de l’impunité, pour en recueillir des avantages, à une personne qu’on est assuré de ne pouvoir connaître.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mandarins — pluriel — /mɑ̃daʁɛ̃/
- mandarin — singulier — /mɑ̃daʁɛ̃/
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