mal

mal

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (21 sens)

Littré (1873)

  1. Adj. Qui nuit, qui blesse. Mal est adjectif masculin dans les locutions : bon gré, mal gré ; bon an, mal an. Il est aussi adjectif dans cette tournure : Il est mal d'acquérir la fortune par des voies illicites. Il est féminin dans les locutions suivantes (féminin que ne donne pas le Dictionnaire de l'Académie) : la male faim, voy. FAIM et MALEFAIM ; la male heure (voy. HEURE, n° 13) ; la male tache. Autrefois mal, male était un adjectif pleinement usité ; il ne reste plus, comme on voit, que des traces de cet usage.

    Il me semble qu'il ne serait pas mal de considérer de plus près les amertumes présentes — Guez de Balzac (1597-1654)

    .... Mais le peu que j'y vois Me paraît mal à vous, et dangereux pour moi — Gresset (1709-1777)

  2. S. m. Le mal, ce qui nuit, ce qui blesse ; le contraire du bien (c'est l'adjectif mal pris substantivement). Un mal d'opinion, un mal qui n'est mal que dans l'opinion, dans l'imagination des hommes. Les maux d'imagination, les maux qui ne sont pas réels. Faire du mal, nuire, infliger quelque chose qui fasse souffrir. Vouloir du mal à quelqu'un, souhaiter que du mal lui arrive, être irrité contre lui. On dit dans le même sens : vouloir mal, ou, en renforçant, vouloir mal de mort. Il vous en prendra mal, mal vous en prendra, cela vous causera du mal, du dommage.

    Ou que leur avint-il en ce vite départ [mort prématurée], Que laisser promptement une basse demeure Qui n'a rien que du mal, pour avoir, de bonne heure, Aux plaisirs éternels une éternelle part ? — Malherbe (1555-1628)

    Parlez plus sainement de vos maux et des miens ; Chacun voit ceux d'autrui d'un autre œil que les siens — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Absolument. Le mal, la part de mal qui aux yeux de l'homme règne dans l'univers. Les philosophes ont cherché longtemps la cause du mal. La religion de Zoroastre attribue le mal à un mauvais principe qui partage la souveraineté du monde avec le principe de bien. Terme de philosophie. Mal métaphysique, imperfection de nature qui tient à l'essence des choses. Mal physique, les souffrances, les maladies, la mort. Mal moral, crime et péché. e qui est contraire à la vertu, à la probité, à l'honneur. La science du bien et du mal. Induire quelqu'un à mal, le porter au vice, au péché, au crime. Mettre une femme à mal, la séduire. Mettre à mal, se dit aussi, en général, pour corrompre. Penser, songer à mal, avoir quelque intention maligne ou mauvaise. Il n'y a pas de mal à, on ne pèche pas en. Il n'y a pas de mal entre eux, se dit pour exprimer que les relations d'un homme et d'une femme sont tout à fait innocentes. Familièrement. Faire du mal, commettre quelque action contraire à la morale.

    Il n'y a point de mal pour le grand être ; il n'y a pour lui que le jeu de la grande machine qui se meut sans cesse par des lois éternelles — Voltaire (1694-1778)

    Wolmar se contentait de l'aveu que, peu ou beaucoup, enfin le mal existe, et de cette seule existence il déduisait défaut de puissance, d'intelligence ou de bonté dans la première cause — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  4. Douleur physique, maladie. Particulièrement, les maux, petites souffrances continuelles, par opposition à maladie. Maux de nerfs, souffrances indéterminées, synonyme de vapeurs, hypocondrie, etc. Mal de tête, douleur qu'on éprouve à la tête, céphalalgie. Mal du pays, maladie du pays, la nostalgie. Chaud mal, la fièvre chaude, le transport au cerveau. Fig. Tomber de fièvre en chaud mal, tomber d'un petit accident en un plus grand, voir empirer sa condition. Allez, Dieu vous garde de mal, se dit à quelqu'un que l'on congédie, que l'on reconduit. Faire mal à, causer de la douleur, de la maladie. Faire mal se dit aussi de la partie qui est douloureuse. Le doigt me fait mal. Le genou m'a fait mal toute la nuit. Se faire mal, se blesser. Elle s'est fait mal au doigt.

    J'ai une extrême tristesse de voir que mon âme soit divisée en deux corps si faibles que le vôtre et le mien, et qu'il faille que je sois toujours malade de mes maux ou des vôtres — Voiture (1597-1648)

    Mes yeux ont-ils du mal pour en donner au monde ? — Molière (1622-1673)

  5. Familièrement, un mal, un furoncle, un clou, un abcès, une tumeur.

    Je ne puis continuer ma lettre : on parle d'ouvrir le mal du roi en quatre — Mme de Maintenon (1635-1719)

  6. Mal joint à une autre qualification sert à dénommer diverses maladies ou souffrances. Mai des ardents, maladie qui paraît avoir été une affection gangréneuse, caractérisée surtout par des destructions de la peau et des membres ; cette affection a régné à diverses reprises d'une manière épidémique, pendant le moyen âge. Mal d'aventure, nom donné à de petits abcès qui surviennent près d'un des ongles de la main. On donne aussi aux panaris le nom de mal d'aventure. Mal caduc, mai Saint-Jean, mal sacré, haut mal, l'épilepsie. Mal chimique, nom donné par les ouvriers à la nécrose de la mâchoire inférieure causée par le travail prolongé dans les fabriques d'allumettes phosphorées ou allumettes chimiques. Mal de cœur, envie de vomir, nausées. Mal de cœur, maux de cœur, symptôme de grossesse. Fig. Mal de cœur, dégoût de quelque chose ou de quelqu'un. Mal d'enfant, les douleurs d'une femme qui accouche. Mal de Fiume ou scherlievo, voy. ce mot. Mal français, voy. mal de Naples. Mal de gorge des prédicateurs, angine glanduleuse ou granuleuse. Mal de mâchoire, nom vulgaire donné au trismus. Mal de mer, indisposition à laquelle beaucoup de personnes sont sujettes lorsqu'elles vont sur mer, et qui est caractérisée par des désordres d'estomac. Mal de mère, l'hystérie. Mal de misère, nom donné par quelques médecins à la pellagre. Mal de montagne, l'ensemble des phénomènes qui se manifestent lors de l'ascension sur les hautes montagnes. Mal de mort, nom d'une espèce de lèpre, dans laquelle les parties affectées prenaient une couleur livide et semblaient dans un état complet de mortification. Mal de Naples, nom que les Français donnent à la syphilis, parce que des soldats l'apportèrent, dit-on, autrefois du siége de Naples, vers la fin du XVe siècle ; les Italiens, au contraire, qualifient cette maladie de mal français. Mal de rose ou mal des Asturies, sorte de pellagre, ainsi dite parce qu'elle donne une teinte rouge à la peau et qu'elle règne dans les Asturies. Mal rouge de Cayenne, espèce d'éléphantiasis. Mal Saint-Antoine, sorte d'érésipèle. Mal Saint-Jean, la chorée. Mal Saint-Lazare, l'éléphantiasis. Mal Saint-Main, nom donné tantôt à la gale, tantôt à la lèpre. Mal de Saint-Roch, maladie des paveurs et tailleurs de pavés de Paris et de Fontainebleau, et qui provient de l'introduction de la poussière du grès dans les poumons. Mal de Siam, nom donné à la fièvre jaune, parce qu'on a cru que, dans le XVIIe siècle, elle avait été apportée de Siam dans les îles de l'Amérique ; ce qui est une erreur. Mal vénérien, la syphilis. Populairement. Avoir du mal, avoir la syphilis. Donner du mal, gagner du mal, communiquer la syphilis, être atteint de syphilis. Mal vertébral de Pott, carie d'une ou de plusieurs vertèbres, ainsi appelée parce que Pott, chirurgien anglais, en a donné une excellente description.

    À moitié chemin j'eus un grand mal de cœur — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Parlons un peu de votre frère, ma fille, il est d'une faiblesse à faire mal au cœur ; il est tout ce qu'il plaît aux autres — Mme de Sévigné (1626-1696)

  7. Mal est employé dans le langage des vétérinaires pour désigner diverses affections des animaux. Mal d'âne, crevasses qu'on remarque souvent autour de la couronne du sabot des bêtes chevalines, de l'âne surtout, lorsque ces animaux sont atteints d'eaux aux jambes. Mal de bois ou mal de brout, maladie qui attaque les bestiaux qu'on mène paître, au printemps, dans les bois. Mal de cerf, maladie du cheval qui ne paraît pas différer du tétanos. Mal d'encolure, nom générique des blessures de la partie supérieure de l'encolure produites par des contusions ou des frottements répétés. Mal de feu ou mal d'Espagne, hépatite aiguë des animaux, accompagnée d'inflammation des méninges. On l'appelle aussi vertige idiopathique. Mal de foie, nom vulgaire qui a été donné à la pourriture du mouton ou cachexie aqueuse. Mal de garrot, meurtrissure ou blessure faite au garrot du cheval. Mal de pied, nom vulgaire donné au piétin. Mal de rognon, contusion sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales et des vertèbres lombaires, chez les bêtes chevalines. Mal de taupe, tumeur qui survient à la région de la nuque chez le cheval, et même chez le bœuf, où elle porte le nom d'écrouellet. Mal de tête de contagion, nom donné tantôt à l'anasarque, tantôt à la morve gangréneuse chez le cheval.

  8. Terme de magnanerie. Mal de vers ou mal de bassine, affection observée dans les fabriques où l'on dévide les cocons de soie. Terme de fauconnerie. Mal subtil, espèce de phthisie qui attaque les oiseaux de proie.

  9. Peine, travail. Il a eu bien du mal à l'armée. Se donner du mal, prendre de la peine. Il s'est donné beaucoup de mal pour faire réussir cette affaire. Fig. Avoir du mal, bien du mal à faire une chose, la faire avec répugnance, avec chagrin. Il a eu bien du mal à vous quitter.

    Le lendemain aura soin de lui-même ; à chaque jour suffit son mal — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Que de mal nous nous donnons Pour tromper des infidèles ! — Béranger (1780-1857)

  10. Dommage, perte, calamité. La gelée a fait beaucoup de mal aux vignes.

    Quel mal nous fait sa vie ? — Pierre Corneille (1606-1684)

    Sur les coussins où la douleur l'enchaîne, Quel mal, dis-tu, vous fait ce roi des rois ? — Béranger (1780-1857)

  11. Inconvénient. Il n'y a que demi-mal, le mal est peu considérable.

    Il n'y a point de mal qu'elle médite un peu là-dessus — Guez de Balzac (1597-1654)

    Je ne saurais choisir un plus parfait berger ; Tout le mal que j'y trouve est qu'il est étranger — Racan (1589-1670)

  12. Paroles désavantageuses tenues sur quelqu'un ou quelque chose ; et aussi interprétation défavorable donnée à quelque chose. C'est un homme qui prend tout en mal. La médisance tourne en mal les paroles innocentes. Pourquoi expliquer en mal ce qui est dit indifféremment ? On lit dans la Bruyère, VIII : Pensant mal de tout le monde, il n'en dit de personne. Il serait plus correct de dire : Pensant du mal de tout le monde.

    Qu'on parle bien ou mal du fameux cardinal ; Ma prose ni mes vers n'en diront jamais rien ; Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal, Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ce poëme a tant d'illustres suffrages qui lui donnent le premier rang parmi les miens, que je me ferais trop d'importants ennemis si j'en disais du mal — Pierre Corneille (1606-1684)

  13. Mal, adv. Autrement qu'il ne faut. Mal, dans un sens négatif. Mal fait, dont le corps est mal fait, qui a mauvaise tournure. Substantivement. On écrit quelquefois en un seul mot : malfait. Faire mal, exécuter d'une manière défectueuse. Il fait mal tout ce qu'il fait. C'est mal dire, c'est s'exprimer d'une façon inexacte. Cote mal taillée, voy. COTE. Terme de blason. Mal taillé, se dit des pièces grossièrement dessinées. Terme de chasse. Un animal est mal mené lorsqu'il a beaucoup couru et qu'il est sur ses fins. Mal à l'aise, incommodé tant au physique qu'au moral. Mal à l'aise en présence d'une personne qu'il avait offensée.

    Quel espoir mal conçu te rapproche de moi ? Aurais-je de l'amour pour qui n'a point de foi ? — Pierre Corneille (1606-1684)

    Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures, On pense en être quitte en accusant son sort — La Fontaine (1621-1695)

  14. Se mettre mal, s'habiller sans goût, voy. METTRE.

  15. Prendre mal une chose, s'en offenser. Il a mal pris la réponse qu'on lui a faite. Prendre mal un passage, n'en pas saisir le véritable sens. Parler mal, dire du mal.

    [Il] Parle bien de lui-même et mal de tout le monde — Gresset (1709-1777)

  16. Se trouver mal, tomber en faiblesse, en défaillance, et aussi éprouver du malaise. Se trouver mal d'une chose, en éprouver du dommage, de l'inconvénient. Mal en point, voy. POINT.

  17. Être mal avec quelqu'un, être brouillé avec lui. Mettre quelqu'un mal avec, le brouiller avec. Se mettre mal avec quelqu'un, se brouiller avec lui. Être mal en cour, n'avoir pas la faveur du prince. Fig. N'être pas mal avec une dame, se dit dans un style cavalier pour faire entendre qu'on a touché son cœur.

    Je vous assure que ceux qui disent et qui écrivent que vous êtes mal avec moi sont mal instruits : vous n'y avez jamais été si bien — Mme de Maintenon (1635-1719)

    C'est mon avis ; si vous ne le suivez pas, nous n'en serons pas plus mal ensemble — Mme de Maintenon (1635-1719)

  18. Être mal, être extrêmement malade. Être très mal, être en grand danger. Être au plus mal, être dans un état désespéré.

    Sa fille a été très mal — Mme de Sévigné (1626-1696)

    J'ai pu vous dire, madame, j'ai été très mal, je le suis encore, parce que la chose est vraie, et parce que l'expression est très conforme à nos décisions académiques ; ce le signifie évidemment : je suis très mal encore ; ce le signifie toujours la chose dont on vient de parler — Voltaire (1694-1778)

  19. Être mal, être dans une mauvaise situation ; se mettre mal, se mettre dans une mauvaise situation. Être mal en, être peu pourvu de. Être mal en, signifie aussi que ce qu'on a est mauvais. Il est mal en femme.

    Tout le fruit qu'on en cueille est de se mettre mal, Et d'avancer par là les desseins d'un rival — Molière (1622-1673)

    Vous voilà mal, au moins, si j'en crois l'apparence — Molière (1622-1673)

  20. Dans le langage familier, être mal se dit pour exprimer que le visage est laid, que la tournure est laide. Cette jeune fille est mal. Cette jeune fille n'est pas mal. On le dit aussi des choses. Ce vin n'est pas mal. Ce thème n'est pas mal.

Étymologie : Wallon, mâ, mau ; bourguig. maul : quique maule foteugne, quelque mauvaise fortune ; mau, un mal ; picard, mau : Berry, c'est une male affaire ; mau, un mal ; provenç. mal, mau ; espagn. mal ; portug. mão, et adv. mal ; ital. malo, et adv. mate ; du lat. malus. Il y a dans le sanscrit mala, sale, avare, malina, sale, noir, mauvais ; ces sens conduisent à malus ; le sens primitif est noir, sale ; il y faut donc rattacher μέλας, μέλανος, noir.

Historique : Xe s. Elle n'out eskoltet les mals conselliers Ne aiet niuls male voluntatem contra sem peer [contre son pair] De paganis e de mals christianis E sis [si les] penteiet [repentait] de cil mal que fait habebant XIe s. Dès or [il] comence le conseil que mal prist Mal seit del cuer [cœur] qui el piz [poitrine] se couarde Come en Espaigne tu venis [vins] mal, seignur ! Ne bien ne mal [il] ne respond [à] son nevu Mult grant mal font et cil duc et cil conte Il dist après : paien, mal aies-tu ! Ensemble aurons et le bien et le mal De nos Franceis [il] va disant si mals mots Male chançon n'en deit estr…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (1)
  • mal — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mal#146545.

mal

adverbe, /mal/

Définitions

  1. De façon défectueuse, contraire à ce qui convient.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Grammaire et formes (1)
  • mal — forme de base — /mal/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mal#38304.

mal

nom, masculin, /mal/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (25 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Ce qui est contraire au bien, ce qui est mauvais, nuisible, désavantageux, préjudiciable, etc. Le mal et le bien. Dieu dispense les biens et les maux. La vie est un enchaînement de biens et de maux. Mal physique. Mal moral. Il a souffert tous les maux du corps et de l’âme. Rendre le bien pour le mal. Faire du mal, souhaiter du mal à quelqu’un. Vouloir du mal. Je ne lui veux ni bien ni mal. Ce petit événement a causé un grand mal. Prévenir, arrêter, faire cesser, réparer le mal. Dieu vous garde, vous préserve du mal. Si vous le fréquentez, mal vous en prendra. De deux maux il faut choisir le moindre. Il a eu plus de peur que de mal. Un mal imaginaire, Un mal qui n’existe que dans l’imagination.

  2. Prov., Mal d’autrui n’est que songe. Voyez

  3. AUTRUI.

  4. MAL signifie aussi Ce qui est contraire à la vertu, à la probité, à l’honneur. Il est enclin au mal. Un enfant porté à faire le mal. Il vaut mieux prévenir le mal que d’être réduit à le punir. Faire le bien et le mal sans discernement. Il y a du mal, il n’y a pas de mal, il n’y a pas grand mal à cela. Quel mal y a-t-il à cela? La science du bien et du mal. Avoir le génie du mal.

  5. Mettre une femme à mal, Rendre une femme enceinte par violence ou par séduction.

  6. Penser à mal, Avoir quelque intention maligne ou mauvaise. J’ai dit cela sans penser à mal.

  7. MAL signifie encore Douleur physique, maladie. Vous me faites mal. Avoir mal à la tête, un grand mal de tête, de continuels maux de tête. La tête me fait mal. Mal aux yeux. Mal d’yeux. Mal aux dents. Mal de dents. Avoir mal à l’estomac, mal au ventre, mal à la jambe. Où a-t-il pris ce mal? Mal de Pott. Ce remède guérit bien des maux. Où avez-vous mal? Ce mal m’a pris tout à coup, est venu subitement. Ce mal s’en ira comme il est venu. Quelquefois, le remède est pire que le mal.

  8. Mal d’enfant, Les douleurs d’une femme qui accouche. être en mal d’enfant.

  9. Mal caduc, haut mal. Voyez

  10. CADUC , HAUT.

  11. Mal de mer. Voyez

  12. MER.

  13. Mal de coeur. Voyez

  14. COEUR.

  15. Mal de montagne. Voyez

  16. MONTAGNE.

  17. Mal du pays. Voyez

  18. PAYS.

  19. Prov., Aux grands maux les grands remèdes. On le dit au propre et au figuré.

  20. MAL signifie aussi Peine, travail, difficulté. On a trop de mal dans cette maison. Il a bien du mal à gagner sa vie. Il se donne bien du mal pour nourrir sa famille.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • maux — pluriel
  • mal — singulier — /mal/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mal#38303.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.