mais · maïs

mais

adverbe

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (14 sens)

Littré (1873)

  1. Adv. qui signifie plus, et qui, usité en ce sens dans l'ancienne langue, ne se conserve plus aujourd'hui que dans la locution suivante : pouvoir mais, avec une négation ou une interrogation, n'être pas cause de, n'être pas responsable de.

    Souvent nous imputons nos fautes au malheur Qui n'en peut mais — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Le malheureux lion.... Bat l'air qui n'en peut mais — La Fontaine (1621-1695)

  2. Dans le sens de oui, certes, qui est une extension du sens de plus. Il se dit familièrement avec oui servant de réponse, et ne fait que renforcer l'affirmation. Viendrez-vous ? - Mais oui.

    Elle y fut reçue très bien, mais très bien, c'est-à-dire que le roi la fit mettre dans sa calèche avec les dames — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Je trouve le petit-fils fort joli, mais fort joli — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Conjonc. servant à marquer opposition, restriction, différence parce que le sens fondamental de plus qui y est, met en regard deux propositions, et les lie entre elles, soit passant de la plus faible à une autre plus forte, soit par différence ou opposition. Il est riche, mais avare.

    D'autre sang, mais plus vil, expiera l'attentat — Thomas Corneille (1625-1709)

    J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer — Jean Racine (1639-1699)

  4. Il s'emploie pour rendre raison de quelque chose. Je l'ai, il est vrai, maltraité, mais j'en avais sujet.

  5. Il peut se répéter pour donner plus de force à l'opposition.

    Immolez, non à moi, mais à votre couronne, Mais à votre grandeur, mais à votre personne... — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ce n'est point parce que ses passions le rendent contraire à Dieu, mais parce qu'elles troublent son repos, mais parce qu'elles lui causent de mortels chagrins, mais parce qu'il se voit souvent dans l'impuissance de les satisfaire... — Bourdaloue (1632-1704)

  6. Mais.... mais.... à la fin d'une objection, se dit pour faire pressentir des objections, des restrictions qu'on ne veut pas exprimer.

    Les soupers du roi [de Prusse] sont délicieux ; on y parle raison, esprit, science ; la liberté y règne, il est l'âme de tout cela ; point de mauvaise humeur, point de nuage, du moins point d'orages ; ma vie est libre et occupée ; mais.... mais... ; je suis en train de dire des mais — Voltaire (1694-1778)

  7. Il peut se joindre à cependant et ne fait que le renforcer.

    Mais cependant ce jour il épouse Andromaque — Jean Racine (1639-1699)

  8. Mais avec non exprime une négation sous forme d'objection.

    Le peuple [juif] pour qui Dieu a fait des choses si étonnantes va sans doute être le maître de l'univers ; mais non, le fruit de tant de merveilles est de souffrir la disette et la faim dans des sables arides — Voltaire (1694-1778)

  9. Mais s'emploie, dans la conversation, au commencement d'une phrase, qui a quelque rapport à ce qui précède. Mais, dites-moi, que voulez-vous faire de tous ces livres ? Mais encore quel parti prenez-vous ? Mais, qu'avez-vous dit ? Mais enfin, à quoi en voulez-vous venir ? Il sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou pour quitter celui dont on parlait. Mais revenons à notre propos. Mais c'est trop parler de cela.

  10. Mais s'oppose à non-seulement, dans deux membres de phrases qui se correspondent, et exprime une addition à ce qui est signifié par non-seulement. Non-seulement il est bon, mais encore il est généreux. Non-seulement on le blâme, mais même on l'accuse.

  11. Il s'emploie sans verbe, d'une manière exclamative, pour exprimer la surprise, le blâme.

    Cela est bon pour une demoiselle de St-Cyr : mais une véritable abbesse ! — Mme de Maintenon (1635-1719)

  12. Mais ne vous en déplaise, se dit quand on veut contredire quelqu'un.

  13. Eh mais, se dit pour exprimer le doute, l'hésitation, la suspension. Il marque aussi l'étonnement. Eh mais ? qu'y a-t-il là-dedans ?

    Que dit-elle ? une affaire, où je suis Intéressée !... eh mais ! à ceci je ne puis Rien comprendre... — Collin d'Harleville (1755-1806)

  14. S. m. Objection, difficulté. C'est un homme qui n'a ni si ni mais, un homme franc, qui ne cherche ni excuse ni prétexte. Des mais, des si, des car, se dit des objections, des difficultés qu'on oppose à une chose simple. Il y a un mais se dit pour signifier qu'il y a des critiques à faire.

    Mais.... - Achevez, seigneur : ce mais que veut-il dire ? — Pierre Corneille (1606-1684)

    Que le diable t'emporte avec tes si et tes mais ! — Regnard (1655-1709)

Étymologie : Wallon, main, mâie, dans le sens de jamais ; Hainaut, mé ; provenç. mais, mai, mas, ma ; cat. may ; esp. et port. mas ; ital. ma et mai ; du lat. magis, qui signifie plus, davantage. Le patois normand conserve deux anciens emplois de mais : Il n'a mais que dire, il n'a plus rien à dire ; et mais que dans le sens de lorsque : Mais que j'aille chez vous, je vous l'apporterai.

Historique : XIe s. N'en parlez mais, se je nel vous comant J'i puis aler, mais n'i aurai garant Quant ert-il [sera-t-il] mais recreanz d'ostoier [faire la guerre] ? Bataille aurez, onque mais tel ne fut XIIe s. Par tantes fois [j'] ai esté assailliz Que je n'ai mais povoir de moi defendre Je n'en puis mes ; car je la desir si... Jà de mon cuer n'istra [de mon cœur ne sortira] mais la semblance Dont [ma dame] me conquist à mos pleins de douçor Ainz mais n'avint en France nule si granz dolors XIIIe s. Et bien m'avez fait le plus haut servise que mais nule gent feist à home Ha Diex ! verrai-je mes, fait-ele,…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (1)
  • mais — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mais#101044.

mais

conjonction de coordination, /mɛ/

Grammaire et formes (1)
  • mais — forme de base — /mɛ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mais#38272.

mais

interjection

Grammaire et formes (1)
  • mais — forme de base

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mais#146523.

maïs

nom, masculin, /mais/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. L'une des céréales qui contribuent à la nourriture de l'homme et des animaux domestiques. Maïs cultivé, zea mays, L. dit vulgairement maïs, turquet, blé d'Espagne et blé de Turquie. Maïs quarantain, maïs hâtif qui vient en quarante jours.

  2. Le grain. Égrener le maïs.

  3. La farine. Faire cuire du maïs. Tourte de maïs. Bouillie de maïs.

Étymologie : Mahis, mot haïtien, d'après Hernandez, Hist. plant. VI, 44. M. le professeur Fée dit (Souvenirs de la guerre d'Espagne, p. 128) que, d'après un passage d'Antonio Solis, on ne peut douter que le maïs ne soit originaire d'Amérique ; ainsi le nom de blé de Turquie est impropre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte de céréale qui sert à l’alimentation des hommes et des animaux. Champ de maïs. Plantation de maïs. La récolte du maïs. Farine de maïs. Gâteau de maïs. Bouillie de maïs.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • maïs — forme de base — /mais/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée maïs#39409.

mais

nom, masculin

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (1 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Sorte de céréale qui sert à l’alimentation des hommes et des animaux. Champ de maïs. Plantation de maïs. La récolte du maïs. Farine de maïs. Gâteau de maïs. Bouillie de maïs.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de l'Académie française, 8e édition (1932-1935), licence public-domain — entrée MAIS.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.