main
nom, féminin, /mɛ̃/
Définitions
Organe préhensile situé à l'extrémité du bras, comportant cinq doigts, siège du toucher et premier outil de l'être humain.
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — relu en interne · méthode.
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (66 sens) — Académie 1935 (173 sens)
Littré (1873)
s. f.
Partie du corps humain qui termine le bras et qui sert à la préhension des corps et au toucher. Blanche main, main blanche, se dit quelquefois en plaisantant pour la main. Mais prenons un plus court chemin. Toucher dans la main, voy. TOUCHER. Changer de main, après s'être servi d'une main, se servir de l'autre. Battre des mains, applaudir. Tenir par la main, se tenir par la main, voy. TENIR. Prendre par la main, voy. PRENDRE. Par exagération. Grand comme la main, se dit d'une chose petite mais dont la dimension ordinaire est grande, et aussi d'une personne. Son jardin est grand comme la main. Par exagération. Tenir dans la main, être fort petit. Il a un appartement qui tiendrait dans la main. Se laver les mains, voy. LAVER. J'en mettrais la main au feu, voy. FEU, n° 12. Avoir des mains de beurre, ne les avoir pas fermes, laisser tomber ce qu'on tient dans la main. Il a des mains de laine et des dents de fer, se dit à celui à qui on reproche sa fainéantise et sa gourmandise. Populairement. Avoir du poil au milieu de la main, se dit d'un ouvrier paresseux qui ne fait rien. Tournez la main, c'est-à-dire en un instant. Tour de main, en un tour de main, voy. TOUR, s. m. Familièrement. Main morte, main qu'on laisse aller au gré d'une personne qui l'agite. Faites main morte. Jeu de main morte, jeu que l'on joue avec les tout petits enfants et dans lequel ils laissent aller leur main, dont on se frappe ou les frappe de temps en temps. N'y pas aller de main morte, frapper avec violence. Fig. N'y pas aller de main morte, ne pas ménager celui à qui on a affaire. Fig. L'argent ne lui tient pas dans les mains, lui fond dans les mains, il dépense sans nécessité, sans modération. Fig. Les mains lui démangent, il a envie de se battre, de battre, ou d'écrire quelque satire, quelque critique. Par exagération. Les mains m'en tombent, j'en éprouve une grande surprise. De marchand à marchand il n'y a que la main, c'est-à-dire qu'il suffit aux marchands de toucher dans la main pour faire un marché sans aucun écrit. Fig. De telle personne à telle autre il n'y a que la main, se dit pour exprimer le rapport étroit qui existe entre les personnes dont on parle. Être comme deux doigts de la main, être unis par une étroite amitié. Mains nettes, voy. NET. Mains vides, voy. VIDE. Fig. Faire tomber les armes des mains de quelqu'un, apaiser sa colère. S'arracher des mains quelqu'un, quelque chose, rechercher, se disputer le plaisir d'avoir telle personne, telle chose. Tout le monde s'arrache des mains cette nouvelle brochure. Fig. et familièrement. Sortir des mains de quelqu'un, s'arracher des mains de quelqu'un, échapper à quelqu'un par qui l'on est retenu. Fig. Ensanglanter ses mains, se rendre coupable de meurtre. On dit dans le même sens : il a trempé ses mains dans le sang, ou ses mains ont trempé dans le sang. Fig. Souiller ses mains, commettre quelque acte odieux ou honteux. Fig. Faire la belle main, prendre un air de fatuité. Porter la main sur, saisir avec la main. Il porta la main sur son épée. Fig. Lier les mains, voy. LIER. Manger dans la main, se dit des animaux très privés qui viennent manger dans la main. Fig. et familièrement. Manger dans la main, avoir des manières trop familières. Tendre la main, voy. TENDRE, v. a.
Combattre de pied ferme et main à main — Vaugelas (1585-1650)
Votre rival vous cherche, et, la main à l'épée, Vient demander raison de sa place usurpée — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. Main se dit d'êtres abstraits que l'on personnifie et auxquels on suppose des mains, pour en exprimer l'action.
Ce vainqueur enflé de ses titres tombera lui-même à son tour entre les mains de la mort — Bossuet (1627-1704)
Il ne connaissait plus le sommeil, et la froide main de la mort pouvait seule lui clore les yeux — Bossuet (1627-1704)
Fig. Main se prend pour force guerrière.
Sa main les a vaincus et sa main les a pris — Pierre Corneille (1606-1684)
Monseigneur, ce n'est plus seulement par cette vaillante main et par ce grand cœur que vous acquerrez de la gloire — Bossuet (1627-1704)
Baiser la main, baiser les mains, voy. BAISER. Se jeter aux mains de quelqu'un, lui saisir les mains en le suppliant.
Montrevel se jeta à ses mains [du duc du Maine], il ne put retenir ses larmes, rien ne fut refusé ni réfuté, mais tout fut inutile — Saint-Simon (1675-1755)
Donner la main, offrir la main, soit pour aider quelqu'un, soit en signe de politesse à une dame pour la mener quelque part. Il me donna la main pour passer le ruisseau. Fig. Donner la main à quelqu'un, l'aider en quelque affaire, le favoriser. Dans le même sens, prêter la main à quelqu'un. Donner les mains à quelque chose, y consentir, y condescendre. Absolument. On dit, dans un sens analogue, prêter les mains à quelque chose. En un sens différent, prêter ses mains, servir d'instrument. Donner les mains, s'avouer vaincu ; locution latine tirée de l'acte du vaincu qui livrait effectivement ses mains au vainqueur. Donner la main à, s'unir avec. En un sens analogue, se donner la main. Se donner la main, se dit de deux corps d'armée qui réussissent à se rejoindre. Se prêter la main, se secourir. Fig. Se donner la main, être d'intelligence.
Donnez-moi seulement la main jusque chez moi [c'est une dame qui parle] — Molière (1622-1673)
Trouvez-vous-y pour donner la main à Mme de Montespan — Mme de Maintenon (1635-1719)
Fig. et familièrement. Faire sa main, piller, dérober, faire des profits illicites.
Viens nous aider là haut à faire notre main — Pierre Corneille (1606-1684)
Je crois voir en ceci l'image d'une ville Où l'on met les deniers à la merci des gens, Échevins, prévôt des marchands : Tout fait sa main ; le plus habile Donne aux autres l'exemple, et c'est un passe-temps De leur voir nettoyer un monceau de pistoles — La Fontaine (1621-1695)
Lever la main sur quelqu'un, se préparer, être prêt à le frapper. Lever la main, lever la main vers le ciel pour jurer et affirmer par serment. Lever ou élever les mains au ciel, porter les mains en haut en les joignant, ce qui est une attitude de prière.
Et, si vous le niez, c'est une perfidie ; Je lèverai la main de tout ce que j'ai dit — Regnard (1655-1709)
Puis, n'espérant plus rien, lève ses mains aux cieux — Pierre Corneille (1606-1684)
Mettre quelque chose à la main, prendre cette chose avec la main. Mettre l'épée à la main, tirer l'épée pour s'en servir. Mettre la main à quelque chose, porter la main sur cette chose. Il mit la main au plat. Mettre la main à un travail matériel, y coopérer. Il mit la main à notre déménagement. Fig. Mettre la main à l'œuvre, à l'ouvrage, commencer à s'occuper de quelque chose, à y travailler. Fig. Mettre la main à la plume, commencer à écrire une lettre, un ouvrage. Fig. Mettre la main à l'encensoir, s'ingérer dans des fonctions ecclésiastiques, quoiqu'on soit laïque. Mettre la main à la pâte, voy. PÂTE. Mettre à quelqu'un quelque chose aux mains, lui en procurer la possession. Fig. Mettre à quelqu'un les armes, le poignard à la main, le pousser au combat, à l'assassinat. Fig. Mettre à quelqu'un le pain à la main, mettre le pain à la main de quelqu'un, être la première cause de sa fortune. Fig. Mettre à quelqu'un le marché à la main, lui donner le choix de tenir ou de rompre un engagement (locution qui veut sans doute dire : remettre entre les mains de quelqu'un l'acte de l'engagement, et le laisser libre de le déchirer à l'instant même ou de le respecter). Ce maître lui a mis les armes, le fleuret, le violon à la main, il lui a donné les premières leçons d'escrime, de violon. Mettre la main sur quelque chose, s'en saisir, ou simplement la trouver. Il a mis la main sur l'argent de la succession. Je cherche en vain ce livre, je ne puis mettre la main dessus. Fig. Mettre la main sur la conscience, examiner de bonne foi si l'on a fait tort à quelqu'un, et en figurant la bonne foi par le geste : la main sur le cœur. Mettez la main sur la conscience, se dit aussi à quelqu'un qu'on presse d'avouer la vérité. Mettre à quelqu'un la main sur le collet, l'arrêter pour le conduire en prison. Mettre la main sur quelqu'un, le frapper. Fig. Mettre la main sur quelqu'un, s'emparer de son esprit.
La fureur me saisit, je mets la main aux armes — Malherbe (1555-1628)
Le capitaine et ingénieur Perri, qui le suivit [Pierre le Grand] de Londres en Russie, dit que, depuis la fonderie de canons jusqu'à la filerie de cordes, il n'y eut aucun métier qu'il n'observât et auquel il ne mît la main — Voltaire (1694-1778)
Main construit avec la préposition à. À la main, avec la main. Prendre les poissons à la main. Acheter de la viande à la main, l'acheter sans la faire peser, en jugeant de son poids par la vue et avec la main. On dit de même : acheter du poisson à la main. Fig. et familièrement. Une chose faite à la main, une chose arrangée exprès d'avance, de concert. À la main, se dit pour manuscrit par opposition à imprimé. À la main, signifie aussi dans la main. Avoir sans cesse l'argent à la main, dépenser, payer continuellement. Terminer une affaire le verre à la main, la terminer en buvant ensemble. Avoir un livre à la main, le tenir. Il a les armes bien à la main, les armes belles à la main, il a bonne grâce à faire des armes. À la main, à portée. Cela est bien à la main, se dit d'une chose faite de manière qu'on peut s'en servir commodément. Fig. et familièrement. Avoir la parole à la main, parler avec facilité. Fig. Être à la main, être accommodant, en parlant des personnes.
Ce traité n'étant encore écrit qu'à la main — Bossuet (1627-1704)
Ma nièce doit avoir à présent deux exemplaires [du Siècle de Louis XIV] chargés de corrections à la main — Voltaire (1694-1778)
À deux mains, avec les deux mains. Fig. Il tient les choses à deux mains de peur qu'elles ne lui échappent, se dit d'un homme défiant. Épée à deux mains, longue et large épée qu'on tenait des deux mains. Cheval à deux mains, à toutes mains, cheval qui sert à la selle et à la voiture. Fig. et familièrement. Cet homme est à deux mains, il occupe deux emplois à la fois, il sait deux métiers, il est habile en deux choses. Fig. et familièrement. C'est un homme à toutes mains, il est prêt et apte à rendre toutes sortes de services. Fig. À toutes mains, à toute main, sans réserve ni scrupule.
Il me regarda comme un garçon à deux mains, je veux dire comme un homme propre à devenir son bouffon et son Mercure — Lesage (1668-1747)
Une sérénade dites-vous ? ... musique italienne, française, je suis un homme à deux mains — Regnard (1655-1709)
À pleines mains, abondamment.
Ne lui laissez plus voir ce long amas de gloire Qu'à pleines mains sur vous a versé la victoire — Pierre Corneille (1606-1684)
Tel donne à pleines mains qui n'oblige personne — Pierre Corneille (1606-1684)
Fig. À belles mains, abondamment, autant qu'on en veut. Il en a pris à belles mains. J'en eus à belles mains.
À main armée, les armes à la main.
Il ne manquerait pas de l'aller recevoir sur la frontière, mais ce serait à main armée — Vaugelas (1585-1650)
Aux mains, se dit en parlant de l'action de combattre. Nous voyons les deux partis aux mains. En venir aux mains, commencer un combat. Être aux mains, en être aux mains, combattre actuellement. Fig. Mettre aux mains, engager dans une guerre. Fig. Mettre aux mains deux ou plusieurs personnes, les engager dans quelque dispute, dans quelque discussion. Par plaisanterie.
Le combat où les Perses, En lieu plus favorable enfin venus aux mains, Eurent sitôt rompu les escadrons romains — Rotrou (1609-1650)
Ils se sont mis en colère pour la préférence de leurs professions, jusqu'à se dire des injures et en vouloir venir aux mains — Molière (1622-1673)
De main, précédé de plusieurs substantifs, pour spécifier la nature ou l'emploi des personnes ou des choses qu'ils désignent. Homme de main, gens de main, homme, gens hardis et d'exécution. Combat de main, combat de main à main, combat qui a lieu de près entre deux ou plusieurs personnes. Coup de main, voy. COUP, n° 8. Cheval de main, cheval qu'on mène à la main sans monter dessus. Jeu de main, jeu de société où l'on se frappe légèrement les uns les autres. La main chaude est un jeu de main. Jeux de main se dit aussi de l'action de lutter, de se porter réciproquement des coups en plaisantant. Jeux de main, jeux de vilain, ou jeu de main, jeu de vilain, c'est-à-dire les jeux de main ne conviennent qu'aux gens mal élevés ; cela se dit aussi aux gens qui se battent. Revers de main, voy. REVERS.
J'ai encore un collier à escamoter, mais j'aurais besoin tout à l'heure de quelques gens de main — Regnard (1655-1709)
D'Épernon avait fourni au roi des gens de main, des gens de services — Voltaire (1694-1778)
De main, suivi d'un substantif. De main d'homme, ou, simplement, de main, se dit par opposition à ce qui est l'ouvrage de la nature ou de Dieu. De main de maître, par un habile homme. Ce meuble, cet instrument est fait de main de maître. De main de maître, se dit aussi des ouvrages d'esprit. Fig. Dans un sens analogue.
Que Dieu ne se plaisait pas aux temples faits de main, mais en un cœur pur et humilié — Pascal (1623-1662)
Il meurt, mais non de main d'homme — Bossuet (1627-1704)
De bonne main, d'une bonne main, par une main habile. De bonne main, avec certitude. Je sais cela de bonne main. Fig. De longue main, voy. LONG.
La lettre que j'ai reçue ressemble à tout ce que j'entends dire de votre personne, aussi ce portrait est-il fait de bonne main — Fénelon (1651-1715)
De main en main, de la main d'une personne à celle d'une autre. Il est assis loin de nous, faites-lui passer cela de main en main. Fig.
Cette pieuse cérémonie [la cène] que nos pères nous ont laissée de main en main depuis le temps de Notre Seigneur — Bossuet (1627-1704)
Après la conversion des gentils, le Sauveur.... leur rendra [aux Juifs] l'intelligence des prophéties qu'ils auront perdue durant un long temps, pour passer, successivement et de main en main, dans toute la postérité et n'être plus oubliée — Bossuet (1627-1704)
De la main, avec la main. Parer un coup de la main. Écrire de la main gauche. Lettres de la main, lettres censées écrites et signées par le roi, sans être contre-signées par un secrétaire d'État ; le secrétaire qui écrivait ces lettres en imitant plus ou moins l'écriture du roi se nommait aussi secrétaire de la main. Les arts de la main, par opposition aux arts de l'esprit, les arts où la main est le principal instrument. Dans un sens analogue, les ouvrages de la main. Fig. De la main de, par l'action de, par l'entremise de. Fig. De la main, venant de. Il mit en sa place un gouverneur de sa main, c'est-à-dire qui était à sa dévotion.
Le génie qu'elles [les femmes] ont pour les ouvrages de la main — La Bruyère (1645-1696)
Et quand l'hymen pour nous allume son flambeau, Il [mon amant] l'éteint de sa main pour m'ouvrir le tombeau — Pierre Corneille (1606-1684)
De la main à la main, manuellement, sans formalité, sans écrit. Faire crédit de la main à la bourse, ne point faire de crédit, ne vendre qu'argent comptant.
Je voulais qu'on payât de la main à la main tous les brevets de retenue existants — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Wallon, muain ; picard, man ; provenç. man, ma ; cat. ma ; esp. mano ; port. mão ; ital. mano ; du lat. manus, rattaché par Corssen et Curtius au sanscrit ma, qui signifie mesurer, mais dont le sens primordial, comme on le voit par ses composés, est construire, manier.
Historique : XIe s. [Il] jurrad [jurera] sei dudzime main que.... Celui qui l'awera [le bétail] entre meins Branches d'olives en vos mains porterez Quant le vit Guenes, mit la main à l'espée Rou devint homs le roi, et ses mains li livra Tendez vos meins, si clamez Deu merci Ses blanches mains, ses doigts longs et tretis Et mains jointes [j'] aor [adore] XIIIe s. Cil des tors [tours] et des nes [nefs, navires] s'entreferoient des glaives main à main Son avoir [il] mist en bones mains Et li rois Richars estoit très boins chevaliers de sa main Et fu li royaumes en la main as barons, et orent la mainburnie de …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Partie du corps humain qui est à l’extrémité du bras, qui s’étend depuis le poignet jusqu’au bout des doigts, qui sert à la préhension, qui est le principal organe du toucher et que sa conformation rend propre à toute sorte d’actions et d’ouvrages. La main droite. La main gauche. Le creux, le dedans, la paume, le plat de la main. Le dessus de la main. Les doigts de la main. Les lignes de la main. Voyez LIGNE. Main longue, courte, sèche, grasse, décharnée, potelée, nette, rude, douce. Avoir les mains froides, chaudes, glacées, brûlantes. Avoir les mains gourdes. Avoir froid, chaud aux mains. Se laver les mains. Avancer, retirer la main. Prendre, serrer, baiser la main de quelqu’un, à quelqu’un. Tendre la main à quelqu’un. Tenir un enfant par la main. Donner la main, Saisir avec la main. Tenir avec la main, à la main. Mettre dans la main. Ouvrir, fermer la main. Joindre les mains. Lever les mains au ciel. Mettre la main à quelque chose. Avoir quelque chose dans la main. Mettre la main sur la hanche, sur la garde de son épée. Parer un coup avec la main. Un signe, un geste de la main. Vivre du travail de ses mains. J’ai reçu ce papier des mains d’un inconnu. Je dépose cette somme dans vos mains.
Haut les mains! Ordre que l’on donne à une personne de lever les bras, les mains ouvertes, pour montrer qu’elle n’a pas d’armes, qu’elle ne veut ni attaquer ni se défendre; dans un combat, ordre analogue donné à l’adversaire.
Lever la main sur quelqu’un, Se préparer à le frapper. Avoir la main levée sur quelqu’un, être prêt à le frapper.
Lutter à main plate, Lutter sans fermer les poings. Lutte à main plate.
Toucher dans la main à quelqu’un, Mettre sa main dans la sienne, en signe d’amitié, de réconciliation, d’accord, d’acquiescement, d’où est venue l’expression Touchez là!
Refuser la main à quelqu’un, Lui refuser ce témoignage d’amitié ou d’estime. On dit dans un sens analogue. Tendre la main à quelqu’un, Se réconcilier avec lui.
Changer de main, Après s’être servi d’une main, se servir de l’autre. Vous êtes fatigué de porter ce paquet, changez de main.
Mettre la main à la poche, Faire ce geste pour prendre de l’argent dans sa bourse; d’où, figurément, Payer, financer.
être pris la main dans le sac, être pris au moment où l’on vole, d’où, par extension, en flagrant délit. Je vous prends la main dans le sac.
Avoir les mains libres, N’avoir rien dans les mains.
Par exagération, J’en mettrais ma main au feu, J’assure que la chose est ainsi, j’en répondrais à mes risques et périls.
Fig. et fam., Main morte, Main qu’on laisse aller au gré d’une personne qui l’agite, comme si elle était sans nerfs et sans vie. On dit en ce sens aux petits enfants : Faites main morte.
N’y pas aller de main morte, Frapper rudement, avec violence.
Fig. et fam., Il n’y va pas de main morte, se dit de Celui qui, dans une discussion, dans une argumentation verbale ou par écrit, emploie des expressions fortes, rudes, violentes.
Main chaude. Voyez
CHAUD.
Fig. et fam., L’argent ne lui tient pas dans les mains, lui fond dans les mains, Il dépense sans nécessité, sans modération.
Fig. et fam., Les mains lui démangent, Il a grande envie de jouer, de frapper, de se battre.
Par exagération, Les mains m’en tombent, m’en sont tombées, J’en éprouve, j’en ai éprouvé une grande surprise. On dit plutôt Les bras m’en tombent.
être comme deux doigts de la main, comme les deux doigts de la main. Voyez
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mains — pluriel — /mɛ̃/
- main — singulier — /mɛ̃/
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