luminaire
nom, masculin, /lyminɛʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Il se dit de tout flambeau ou collection de flambeaux. Le luminaire dans une soirée, l'ensemble des flambeaux qu'on y allume. Le luminaire dans une église, torches et cierges dont on s'y sert.
Les capucins de Meudon se relevèrent à prier Dieu auprès du corps [du fils de Louis XIV], sans aucune tenture ni luminaire que quelques cierges — Saint-Simon (1675-1755)
Si mon maître pouvait être fait légataire, Je ferais de bon cœur les frais du luminaire [du service] — Regnard (1655-1709)
Dans un sens restreint, un seul flambeau ; cela ne se dit guère que dans le style biblique et en parlant des corps célestes qui éclairent. Fig. Terme d'astrologie. Les luminaires du temps, le soleil pour ceux qui sont nés le jour, et la lune pour ceux qui sont nés la nuit.
Ô soleil, ô grand luminaire — Malherbe (1555-1628)
Qu'il y ait de grands luminaires qui partagent le jour et la nuit — Bossuet (1627-1704)
Trivialement. La vue.
Oui, je devais au dos avoir mon luminaire — Molière (1622-1673)
Un carrosse sexagénaire D'abord s'offre à mon luminaire — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Étymologie : Lat. fictif, luminare, ensemble de lumières, dérivé de lumen, luminis, lumière.
Historique : XIIe s. E dunad le peis [poids] de la merveilluse vaissele que de or que de argent, e des chandelabres e des luminaries e des tables XIVe s. Et ce fist-il [un miracle], pour qu'il fut luminaire de foy et de creance aux presens et à ceux qui après eux viendroient XVe s. Ma doulce amie debonnaire, Dont vous vient ce beau luminaire ? Oncques ne vys sy grant clarté, la Nat. de N. S. J. C. Myst. C'estoit chose merveilleuse du luminaire [aux funérailles de Charles VI], qui estoit depuis la porte Sainct-Denys jusques à l'eglise Et fut la paix criée en leur ville, et furent feux luminaires [illuminati…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Corps naturel qui éclaire. Il n’est employé, en ce sens, que dans le style de l’écriture : Dieu fit deux grands luminaires, l’un pour présider au jour, et l’autre pour présider à la nuit.
Il désigne aussi Ce qui sert à éclairer et en particulier les cierges dont on se sert à l’église pour le service divin. La quête sera faite pour le luminaire, pour entretenir le luminaire. Le luminaire d’un enterrement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- luminaires — pluriel — /lyminɛʁə/
- luminaire — singulier — /lyminɛʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée luminaire#37637.