lucre
nom, masculin, /lykʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Profit qui se tire d'une industrie, d'une opération quelconque. Terme de casuistique. Lucre cessant, cas où l'on peut, sans usure, exiger au delà du principal qu'on a prêté, parce que la supposition est qu'on se fait payer non de l'intérêt, mais du dommage, vu qu'on n'est point obligé de procurer le bien d'autrui à son désavantage ; ici le dommage est dans la privation de gain, lucrum cessans, qu'on éprouve quand on prête son argent à autrui, au lieu de l'employer soi-même au commerce, à l'industrie, à l'agriculture, etc.
Beaucoup de peine et peu de lucre ! — Béranger (1780-1857)
Étymologie : Lat. lucrum.
Historique : XVIe s. Lucre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Profit plus ou moins licite qu’on recherche dans une entreprise. Avoir le goût du lucre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- lucres — pluriel — /lykʁə/
- lucre — singulier — /lykʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lucre#37614.