louveteau

louveteau

nom, masculin, /luvəto/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit loup qui est encore sous la mère. Fig. Gens de race violente et rapace.

    Le temps de la gestation est d'environ trois mois et demi, et l'on trouve des louveteaux nouveau-nés depuis la fin d'avril jusqu'au mois de juillet — Buffon (1707-1788)

    Les millions qu'ils [les Carignans] y ont pris [à Turin] à toutes mains, ne se peuvent ni expliquer ni nombrer ; tout le monde l'a vu et senti ; on n'y a que trop reconnu les louveteaux du cardinal d'Ossat — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Se dit, dans les loges maçonniques, du fils d'un franc-maçon.

  3. Sorte de coins de fer à l'usage des maçons, et servant à serrer de chaque côté la louve.

Étymologie : Wallon, leûton. Louveax, de l'ancien français, dérive directement de loup ; louveteau dérive de louvet, jeune loup, qui se trouve dans ce dicton : Mort du louvet, santé de l'aignelet.

Historique : XIIIe s. Quatre loviax gisent enmi, Et ma dame Hersent la love, Qui ses loviax norrist et cove S'il a gaires de tex loviaus Entre ces apostres noviaus, Eglise, tu es mal baillie, Se ta cité est assaillie XVIe s. Si n'est-il loup, louve, ne louveton.... Qui jamais eust sur moy la dent boutée

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Petit loup qui est encore sous la mère. Prendre la louve et ses louveteaux.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • louveteaux — pluriel — /luvəto/
  • louveteau — singulier — /luvəto/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée louveteau#37567.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.