louangé
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873)
part. passé
Louangé à outrance par quelques flatteurs.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- louangées — pluriel féminin
- louangés — pluriel masculin
- louangée — singulier féminin
- louangé — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée louangé#109473.
louange
nom, féminin, /luɑ̃ʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Au sens actif, action de donner ce qui loue, en parlant des personnes. Cet homme vous loue ; ses louanges sont glorieuses. Chanter les louanges, se dit par rapport à Dieu et aux personnages divins. Familièrement. Chanter les louanges de quelqu'un, le louer, dire du bien de lui. À la louange, pour louer. Fig. et ironiquement. Voilà des vers à sa louange, se dit d'un écrit, d'un discours où il y a quelque chose de fâcheux, de désagréable pour quelqu'un.
Et trois ou quatre seulement, Au nombre desquels on me range, Peuvent donner une louange Qui demeure éternellement — Malherbe (1555-1628)
Ô que sa piété mérite de louanges ! — Pierre Corneille (1606-1684)
Au sens passif, action de recevoir ce qui loue, en parlant des personnes ou des choses, louange faite de quelqu'un ou de quelque chose. J'entends louer partout cet homme ; ses louanges me sont agréables.
Mais pour moi sa louange [de Rodrigue] est un nouveau supplice — Pierre Corneille (1606-1684)
Ce sont des douceurs exquises que des louanges éclairées — Molière (1622-1673)
Gloire, mérite.
Quelques louanges non pareilles Qu'ait Apelle encore aujourd'hui — Malherbe (1555-1628)
Mars qui met sa louange à déserter [rendre désert] la terre — Malherbe (1555-1628)
Étymologie : Louer 2, avec un suffixe ange ou enge comme dans vendange ; ce qui représente un bas-latin fictif laudemia, comme vendange représente vindemia. À côté de louange, l'ancien français avait losange, qui signifiait louange et souvent tromperie ; losange appartient au domaine provençal, où le d latin se change souvent en s, laudare, lausar.
Historique : XIIe s. Celle nuiz soit soltaine [solitaire] et nient digne de loenge XIVe s. Maint homme en celui jour s'ala aventurant, Pour acquerir honour et loenge plaisant Les loenges que l'en fait as diex XVe s. C'est la louenge d'un religieux d'aller peu souvent hors de son cloistre XVIe s. Heureux, qui pour guyde ont eu La louange qui est mere Et fille de la vertu ....Qui vous sera une grande louange, et à moi un grand contentement Louange d'ami n'a nul credit, ny mepris d'un ennemy
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Discours ou paroles par lesquelles on relève le mérite de quelqu’un, de quelque action, de quelque chose. Louange bien méritée. Louange excessive, grossière, déplacée. Louange délicate, indirecte. Mériter, s’attirer des louanges. Conduite digne de louanges. Combler de louanges. Prodiguer des louanges. être sobre de louanges. Chanter les louanges de Dieu. Publier, célébrer les louanges de quelqu’un. Avide de louanges. Sensible à la louange. Il n’a que faire de vos louanges. Ne pas tarir sur les louanges de quelqu’un, de louanges sur quelqu’un. Cela tourne à sa louange. On peut dire à sa louange que... Louange à Dieu.
Fam., Chanter les louanges de quelqu’un. Voyez
CHANTER.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- louanges — pluriel — /luɑ̃ʒə/
- louange — singulier — /luɑ̃ʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée louange#37500.