louage
nom, masculin, /luaʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Cession de l'usage d'une chose, pour un temps et pour un prix déterminés. Domestique de louage, domestique dont on loue le service pour peu de temps. On dit dans le même sens : carrosse de louage, cheval de louage. Fig. Terme de peinture. Figures de louage, dans un tableau, certains personnages inutiles et destinés uniquement à faire nombre. Terme de jurisprudence. Action de louage, celle par laquelle le bailleur demande au locataire le payement des loyers et la restitution de son bien en bon état, et aussi celle du preneur pour être mis et maintenu en jouissance de la chose louée.
Le louage est un contrat par lequel l'une des parties s'engage, moyennant un prix que l'autre partie s'oblige à payer, soit à procurer à celle-ci pendant un certain temps l'usage ou la jouissance d'une chose, soit à faire pour son compte un ouvrage déterminé — ZACHARIAE
L'air que je respire en ma chambre me coûte aussi cher que le louage de mon logis — Guez de Balzac (1597-1654)
Prise à bail.
C'est se ruiner que de faire tant de dépenses de louage de maison, d'ajustements et de ballots pour trois mois — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Louer 1.
Historique : XIIIe s. Tout cil et toutes celes qui tiennent maison par liuage Nus homs ne feme qui manans soit dedens le pooir de ceste vile, qui tiengne maison à louage... Cil qui baille aucune coze à louage le [la] pot demander, quant li termes est passés XIVe s. Pour louage de linge XVe s. Et dist à elle qui parle que il lui feist faire une quictance comment elle confessoit avoir receu la moitié du louage de la dicte maison La maison ou louage d'un marchant XVIe s. Mort et mariage rompent tout louage Le locataire peut user de retention de ses louages pour reparations necessaires Comme l'on peust voir en…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Cession de l’usage de quelque chose, faite par le propriétaire pour un certain temps, moyennant un certain prix. Donner, prendre, tenir à louage. Le louage d’une maison. Il paie tant pour le louage, tant de louage. Un cheval, une automobile de louage. Contrat de louage.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- louages — pluriel — /luaʒə/
- louage — singulier — /luaʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée louage#37499.