logis
nom, masculin, /loʒi/ ou /lɔʒi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. m.
Lieu où l'on est logé. Garder le logis, rester chez soi. Fig. Fig. et familièrement. Il n'y a plus personne au logis, se dit d'une personne dont la raison s'égare. Par plaisanterie. Le logis du roi, la prison.
Comme ce n'est pas assez, avant de commencer à rebâtir le logis où l'on demeure, que de l'abattre et de faire provision de matériaux et d'architectes, mais qu'il faut aussi s'être pourvu de quelque autre où on puisse être logé commodément pendant le temps qu'on y travaillera — Descartes (1596-1650)
C'était un beau sujet de guerre Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant — La Fontaine (1621-1695)
Particulièrement. La maison de celui qui parle, ou dont on parle. On m'attend au logis. Fig. La folle du logis, l'imagination.
Il lui fallut à jeun retourner au logis, Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris — La Fontaine (1621-1695)
J'aime Juanilla, qui est la fille unique du logis — Lesage (1668-1747)
Corps de logis, partie principale d'un bâtiment. Un corps de logis entre deux pavillons. Se dit aussi d'un logement détaché de la masse du bâtiment principal. Il occupe un petit corps de logis entre la cour et le jardin.
Hôtellerie. Le Cheval blanc est un bon logis. Aux enseignes des hôtelleries, on met ordinairement : Bon logis à pied et à cheval.
Maréchal des logis, sous-officier des troupes à cheval, chargé des détails du service, et notamment de tout ce qui concerne le logement. Maréchal des logis chef. Maréchal des logis, officier chargé de faire préparer les logements pour une cour en voyage. Il s'en va marquer les logis, se dit de quelqu'un qui dans une compagnie prend les devants pour arriver le premier au lieu où l'on se rend.
Lisez le billet doux [billet de logement] que notre maréchal des logis vous écrit — Beaumarchais (1732-1799)
Terme de verrerie. Ouverture placée au niveau du siége derrière chaque pot, et qui perce la paroi du four et son revêtement.
Ancien terme de marine. Logis du roi, ou maison du roi, hôtel qui, dans chacun des arsenaux maritimes, était comme le siége du gouvernement du port, et où se traitaient toutes les affaires relatives à l'administration de la marine.
Étymologie : Loger. La forme primitive est logeis, fait sur le modèle des adjectifs latins en aticius.
Historique : XIVe s. Les fossés des logeis [camp] et des tentes roumaines XVe s. Un soir se logerent sur une riviere nommée Meuse.... et de là n'avoit pas plus deux logis jusques au siege de Lucembourg Ô profond puits d'enfer, logis de Caïn et de Judas, à quoy tardes-tu que tu ne les appelles à toy ? Les chevaulx ont lors tout bien à plenté, Et le logeis de mal en bien se mue Voyant que ceux de la ville estoient par l'autre costé chacun jour refreschis et pourveus de vivres, se deslogea d'illec, et feit bouter les feux par tout le logis Comme a dit le pape Alexandre qui regne, les François y sont venus [en…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Endroit où l’on demeure. Il ne s’emploie plus guère que dans des expressions comme : Ne bouger du logis. Demeurer au logis. Le maître du logis.
Corps de logis. Voyez
CORPS.
Maréchal des logis. Voyez
MARÉCHAL.
Fig. et fam., La folie du logis, se dit de l’Imagination, de la fantaisie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- logis — forme de base — /lɔʒi/ ou /loʒi/
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