logement

logement

nom, masculin, /loʒəmɑ̃/ ou /lɔʒəmɑ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (5 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Le lieu où on loge. Un logement composé de six pièces. Chercher un logement pour la nuit. Le logement du concierge, du jardinier. Logement garni, celui qui se loue meublé. Il y a beaucoup de logement dans cette maison, il y a place pour loger beaucoup de personnes.

    Mon logement que je prendrai dans l'abbaye — Bossuet (1627-1704)

    Le duc d'Orléans, instruit de son innocence [de Voltaire enfermé a la Bastille], lui rendit sa liberté, et lui accorda une gratification : Monseigneur, lui dit Voltaire, je remercie Votre Altesse royale de vouloir bien continuer à se charger de ma nourriture, mais je la prie de ne plus se charger de mon logement — Condorcet (1743-1794)

  2. Appartements désignés pour un roi et pour les personnes de sa suite dans un voyage. Autrefois les maréchaux des logis marquaient à la craie les logements. Faire les logements, dresser la liste des personnes de la cour que les maréchaux des logis doivent faire loger. Envoyer aux logements, envoyer un domestique avec les maréchaux des logis, pour reconnaître le logement destiné à son maître.

  3. Action d'assigner à des soldats en marche les maisons des particuliers où ils seront reçus et logés. Exemption de logement des gens de guerre. Billet de logement, billet avec lequel un soldat se fait recevoir dans une maison.

    Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement — Beaumarchais (1732-1799)

  4. Terme de marine. Se dit de la chambre de bord, des appartements, salles, carrés, chambres, portes, cabanes, couchettes d'un navire.

  5. Terme de guerre. Endroit dont on s'est saisi pendant un siége, et dans lequel on se couvre, contre le feu des assiégés, par des gabions, des palissades, des fascines, etc. pour conserver le terrain et pousser librement le travail. Les assiégeants ont fait un logement sur la contrescarpe, sur la demi-lune, etc.

    La prise d'un ouvrage à corne [à Philisbourg]..., on ne croit pas que la place dure longtemps après ce logement — Mme de Sévigné (1626-1696)

Étymologie : LOGEMENT, APPARTEMENT. Logement se dit de toute espèce de logis dans une maison, grand ou petit ; appartement ne se dit que d'un logis composé de plusieurs pièces. Loger.

Historique : XVe s. On fit un ban de par Philippe d'Artevelle.... que nul ne se logeast au logement d'autrui

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Partie d’un immeuble habitée généralement par des artisans, par opposition à Appartement, qui désigne une partie d’immeuble habitée bourgeoisement. Cette maison ne contient que des logements. Cette société a entrepris la construction de logements ouvriers.

  2. Logement garni ou, elliptiquement, Un garni, Celui qui se loue meublé.

  3. On dit encore, d’une façon générale, Il y a beaucoup de logement dans cette maison pour signifier Il y a place pour loger beaucoup de monde. Il est familier.

  4. LOGEMENT se dit aussi, en termes militaires, de l’Action de loger des troupes chez l’habitant. S’occuper du logement des troupes. Billet de logement. Voyez

  5. BILLET.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • logements — pluriel — /lɔʒəmɑ̃/ ou /loʒəmɑ̃/
  • logement — singulier — /lɔʒəmɑ̃/ ou /loʒəmɑ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée logement#37349.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.