littérature
nom, féminin, /litɛʁatyʁə/ ou /liteʁatyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Connaissance des belles-lettres.
Aujourd'hui que littérature Est en fort mauvaise posture — Scarron (1610-1660)
Gens d'esprit et qui n'étaient pas sans littérature — Bossuet (1627-1704)
L'ensemble des productions littéraires d'une nation, d'un pays, d'une époque. La littérature française. La littérature du moyen âge.
La littérature allemande n'est véritablement intéressante que depuis quarante ans — Mme de Genlis (1746-1830)
Il vous en adviendra quelque mésaventure, Ô grand Perrin-Dandin de la littérature [La Harpe] — Marie-Joseph Chénier (1764-1811)
Les gens de lettres.
Pour mieux connaître de quoi la basse littérature est capable, il faut savoir que les auteurs de ces gentillesses, ayant manqué leur coup, firent à Liége une nouvelle édition du même ouvrage... — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Lat. litteratura, de litteratus (voy. LETTRÉ) : proprement, l'alphabet, la connaissance des caractères de l'alphabet et de la grammaire.
Historique : XIIIe s. Si r'ont clers plus grant avantage D'estre gentiz, cortois et sage, Que n'ont li princes ne li roi Qui ne sevent de letreüre XIVe s. Fut de moult grant lettreüre XVIe s. Ordonnons que tous les notaires qui par nous seront creez et constituez soubz nostre autorité et jurisdiction, seront tout premier examinez par nostre juge mayeur sur la suffisance et litterature d'iceux Il [l'empereur Julien] estoit très excellent en toute sorte de litterature
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Ensemble des productions littéraires d’une nation, d’un pays, d’une époque. La littérature française. La littérature du moyen âge, du dix-septième siècle. Les littératures étrangères. Histoire de la littérature. Cours de littérature.
Il s’emploie aussi au sens péjoratif pour désigner des Développements spécieux plutôt que solides. Tout cela, c’est de la littérature.
Il signifie aussi Connaissance des principes, des procédés admis dans les ouvrages de l’esprit. N’avoir point de littérature. Avoir beaucoup de littérature.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- littératures — pluriel — /liteʁatyʁə/ ou /litɛʁatyʁə/
- littérature — singulier — /liteʁatyʁə/ ou /litɛʁatyʁə/
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