liquéfaction
nom, féminin, /likɛfaksjɔ̃/ ou /likefaksjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
État de ce qui est rendu liquide.
Dans ce premier temps, où la terre en fusion, tournant sur elle-même, a pris sa forme et s'est élevée sur l'équateur en s'abaissant sous les pôles, les autres planètes étaient dans le même état de liquéfaction — Buffon (1707-1788)
La consternation y serait très grande [à Naples] et presque générale, si la liquéfaction [du sang de saint Janvier] ne s'opérait pas ; aussi est-il très rare qu'elle manque — Charles Pinot Duclos (1704-1772)
Fig. Terme de dévotion. État du cœur qui se fond par la chaleur de la dévotion comme un métal par la chaleur du feu.
La joie n'est qu'un épanouissement du cœur et, si j'ose me servir d'un terme dont la dévotion s'est saisie, une certaine liquéfaction intérieure — Pierre Corneille (1606-1684)
Tout ce qui coule au cœur de doux saisissements, De liquéfactions, d'épanouissements, Marque bien les effets de ma grâce présente — Pierre Corneille (1606-1684)
Étymologie : Provenç. liquefactio ; esp. liqueffaccion ; ital. liquefazione ; du lat. liquefactionem, de liquefacere, liquéfier.
Historique : XIVe s. Et est fait sain [graisse] de chascun d'euls [reins et boyaux] par liquefacion
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Changement d’état d’une substance qui, par l’effet de la chaleur, passe de l’état solide à l’état liquide. La liquéfaction de la cire.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- liquéfactions — pluriel — /likefaksjɔ̃/ ou /likɛfaksjɔ̃/
- liquéfaction — singulier — /likefaksjɔ̃/ ou /likɛfaksjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée liquéfaction#37136.