lierre

lierre

nom, masculin, /ljɛʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Arbrisseau toujours vert, à longues tiges grêles, jaunâtres, s'attachant par des radicelles adventices au tronc des arbres, aux murailles qu'il couvre de ses feuilles luisantes et coriaces, hedera helix, L. famille des araliacées. Fig. Attribut de Bacchus, et employé quelquefois en poésie pour désigner le vin.

    Ils [les sectateurs de tel ou tel philosophie] sont comme le lierre, qui ne tend point à monter plus haut que les arbres qui le soutiennent, et même souvent qui redescend après qu'il est parvenu jusques à leur faîte — Descartes (1596-1650)

    Gomme hedere ou de lierre, le cent pesant payera 7 livres 10 sous ; vert de vessie et de lierre le cent pesant payera 5 livres

  2. Lierre terrestre, un des noms vulgaires du gléchome hédéracé, dit aussi terrète, rondote, rondotte, rondette, rondelette et herbe de la Saint-Jean.

Étymologie : Berry, hierre, liarre, et aussi liège ; norm. hierre ; wallon, leur, lir ; génev. la lierre ; picard, hiere ; bourguign. liare ; angoum. lièdre ; provenç. edra ; espagn. yedra ; portug. hera : ital. edera ; du lat. hedera. Lierre est une faute produite par l'agglutination de l'article, l-ierre ; la forme correcte est restée dans plusieurs patois. Conformément à l'étymologie, ce mot est féminin dans toutes les langues romanes, excepté le français ; cependant des patois ont gardé le genre étymologique. Hedera paraît se rattacher au radical hendere (dans pre-hendere), et signifier la plante qui p

Historique : Xe s. Un edre sore sen cheve [sur sa tête] Mult laetatus est, por que Deus cel edre li donat Et cilg eedre fu seche [seché ?] XIIe s. Quant les saintes festes de Liberi [Bacchus] se fesoient, si les destreignoit l'en [on forçait les Juifs] de faire chapeaus de foille et de herre XIIIe s. Et il [le ver] feri le eyre terrestre, et ceo ensechi [sécha].... tu doluses sur le eyre terrestre, lequel tu ne travaillas, Jonas XIVe s. Feuillage de yeire XVe s. Pour tendre la tapisserie, netayer les sales, et coupper le lyarre qui tenoit à la grant salle XVIe s. Le lierre s'agraffe très bien contre la mur…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Plante toujours verte, de la famille des Ombellifères, qui rampe à terre ou qui grimpe le long des murailles et autour des arbres. Un mur tapissé de lierre. Feuille, branche, couronne de lierre. Lierre à larges feuilles. Le lierre est le symbole de la fidélité.

  2. Lierre terrestre, Plante de la famille des Labiées, dont on fait usage en médecine et dont les feuilles ont quelque ressemblance avec celles du lierre.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • lierres — pluriel — /ljɛʁə/
  • lierre — singulier — /ljɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée lierre#36913.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.