libellé · libelle

libellé

adjectif, /libɛle/ ou /libele/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. S. m. Terme de pratique. Rédaction d'un ordre, d'une demande. Le libellé d'une demande. Le libellé de cet exploit est bien fait, c'est-à-dire, la rédaction en est conforme aux lois, aux ordonnances, etc. en même temps qu'il est correctement écrit.

    Voilà l'usurpation de tout l'extérieur des princes du sang, passée en titre bien clair et bien libellé par écrit — Saint-Simon (1675-1755)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • libellées — pluriel féminin — /libɛle/
  • libellés — pluriel masculin — /libele/ ou /libɛle/
  • libellée — singulier féminin — /libɛle/
  • libellé — singulier masculin — /libele/ ou /libɛle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée libellé#36816.

libelle

nom, masculin, /libɛlə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Petit livre. Terme d'histoire de l'Église. Ouvrage hérétique écrit sur quelque matière de foi. Libelle d'Arius, de Pélage.

    L'auteur des premiers cahiers des libelles que le sieur Melchior Tavernier a fait imprimer de diverses méthodes pour pratiquer la perspective.... — DESARGUES

  2. Terme de droit romain. Libelle de divorce, acte par lequel un époux annonçait à l'autre qu'il divorçait. Libelle de proclamation, action intentée en justice pour obtenir la réparation d'un dommage quelconque. Se dit souvent de tout acte en matière ecclésiastique. Libelle d'anathème, d'excommunication, de pénitence, etc.

    Le Seigneur dit ces choses : quel est ce libelle de divorce par lequel j'ai répudié la synagogue ? — Pascal (1623-1662)

    Elle [la femme qui n'avait aucune nouvelles de son mari à la guerre] pouvait envoyer le libelle de divorce au chef [militaire] — Montesquieu (1689-1755)

  3. Terme d'antiquité ecclésiastique, qui se disait de certains billets ou certificats, que plusieurs chrétiens prenaient des magistrats, pour se mettre à couvert de la persécution.

  4. Écrit, ordinairement de peu d'étendue, satirique, injurieux, diffamatoire.

    Le gouvernement n'eut rien d'extraordinaire ni d'irrégulier sous François II, et M. Burnet n'a pu l'improuver qu'en préférant les libelles aux ordonnances et les cabales aux conseils publics — Bossuet (1627-1704)

    Et déjà [mes vers] chez Barbin, ambitieux libelles, Vous brûlez d'étaler vos feuilles criminelles — Boileau (1636-1711)

Étymologie : Lat. libellus, diminutif de liber, livre.

Historique : XIIIe s. Lesqueles demandes li clerc apelent libeles, et autant vaut demande comme libelle XVe s. Et bailla le dit chevalier un libelle au roi, qui fut lu XVIe s. Incontinent, desloyalle femelle, Que j'auray faict et escrit ton libelle [ta satire] On treuve escript dedans le libelle diffamatoire qu'un Antiphon composa contre Alcibiades, que....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. écrit, ordinairement de peu d’étendue, injurieux, diffamatoire, et le plus souvent calomnieux. Libelle séditieux. Répandre un libelle contre quelqu’un.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • libelles — pluriel — /libɛlə/
  • libelle — singulier — /libɛlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée libelle#36811.

libellé

nom, masculin, /libɛle/ ou /libele/

Grammaire et formes (2)
  • libellés — pluriel — /libele/ ou /libɛle/
  • libellé — singulier — /libele/ ou /libɛle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée libellé#36815.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.