libation
nom, féminin, /libasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme d'antiquité. Action de répandre, soit du vin, soit une autre liqueur, en l'honneur d'une divinité.
Alexandre immola un taureau à Neptune, et, pour faire une offrande aux dieux marins, il jeta dans la mer le vase d'or dont il s'était servi pour faire les libations — Pierre Du Ryer (1605-1658)
Alors il immolera l'holocauste, et il le mettra sur l'autel avec les libations qui doivent l'accompagner — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Au pluriel. Familièrement et par allusion. Des libations, nombreux coups de vins, bus par plaisir plus que par besoin. Nous avons fait à ce dîner de nombreuses, d'amples libations.
Étymologie : Lat. libationem, de libare ; grec, λείϐειν, verser, répandre.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Antiquité — Action de répandre du vin ou un autre liquide en l’honneur d’une divinité. Les païens faisaient des libations en l’honneur de leurs dieux. Des libations particulières étaient prescrites à l’adresse des dieux mânes.
Fig. et fam., Faire des libations, Boire abondamment, surtout du vin et en manière de réjouissance. Fêter un succès par d’abondantes libations. Passer son dimanche en libations. être un peu trop gai pour avoir fait d’amples libations.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- libations — pluriel — /libasjɔ̃/
- libation — singulier — /libasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée libation#36809.