levraut
nom, masculin, /ləvʁo/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Jeune lièvre. Grand levraut de trois quarts.
Voici un étrange mois d'octobre.... notre marquis [le jeune Grignan qui était alors au siége de Philisbourg] n'avait de chagrin dans les autres [mois] que d'avoir manqué un levraut ou un perdreau, toujours par quelque accident — Mme de Sévigné (1626-1696)
Il [Camus] assure que, pour avoir de la mémoire, il faut manger du chapon, du levraut et des alouettes, et surtout se bien garder des oignons et du beurre ; cela fut imprimé en 1769 avec approbation et privilége du roi — Voltaire (1694-1778)
Nom d'une espèce de chardon la plus commune qui croît sur les bords des grands chemins. Un levraut dans un buisson n'est pas viande prête à manger.
Étymologie : Diminutif de lièvre.
Historique : XVIe s. Il a bien prins de moy une beccasse, Une perdrix, et un levraut aussi Il y a levrault au croc Et tua de ses pieds dix ou douze que levraulx, que lapins, qui jà estoient hors de page
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Jeune lièvre.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- levrauts — pluriel — /ləvʁo/
- levraut — singulier — /ləvʁo/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée levraut#36761.