léthé
nom, masculin, /lɛte/ ou /lete/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de mythologie. Un des fleuves de l'enfer, celui dont les ombres étaient obligées de boire pour oublier le passé. Fig. Avoir bu de l'eau du Léthé, avoir peu de mémoire.
Ces âmes [des champs Élysées, après mille ans] allaient boire de l'eau du Léthé, et demandaient instamment à rentrer dans de nouveaux corps, et à revoir la lumière du jour — Voltaire (1694-1778)
Je viens chercher vivant le calme du Léthé ; Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie ; L'oubli seul désormais est ma félicité — Lamartine (1790-1869)
Étymologie : Λήθη, oubli ; λήθω, dorique λάθω, oublier, latin latere, être caché (voy. LATENT).
Historique : XVIe s. Mon travail sans profit est le seau des Belides, Et mes chauds desespoirs les fieres Eumenides, Mais las ! en mon enfer Lethés ne passe point
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Mythologie — Suivant les poètes anciens, Fleuve des enfers où les ombres des morts allaient boire pour oublier le passé. On met ici ce mot parce qu’il s’emploie figurément dans le sens d’Oubli. Boire de l’eau du Léthé, Oublier, perdre la mémoire.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- léthés — pluriel — /lete/ ou /lɛte/
- léthé — singulier — /lete/ ou /lɛte/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée léthé#37942.