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lenteur

lenteur

nom, féminin · /lɑ̃tœʁ/

Usage : fréquent (12 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Manque de rapidité dans un mouvement, une action ou un processus

    Il avançait avec une lenteur désespérante.

    « .... Il [le lièvre] laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue, Elle se hâte avec lenteur »La Fontaine (1621-1695)

  2. Retard, délai excessif dans l'accomplissement de quelque chose, souvent d'ordre administratif

    Les usagers se plaignent de la lenteur de l'administration.

    « Elle était à l'autel, et peut-être en son cœur Du fatal sacrifice accusait la lenteur »Jean Racine (1639-1699)

    « Mais ta lenteur d'agir est pour moi sans pareille »Molière (1622-1673)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • lenteurs : pluriel · /lɑ̃tœʁ/
  • lenteur : singulier · /lɑ̃tœʁ/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 4 sens

s. f.

  1. Retard à agir, en parlant des personnes. Des lenteurs affectées.

    .... Il [le lièvre] laisse la tortue Aller son train de sénateur ; Elle part, elle s'évertue, Elle se hâte avec lenteurLa Fontaine (1621-1695)

    Mais ta lenteur d'agir est pour moi sans pareilleMolière (1622-1673)

  2. Retard à se faire, en parlant des choses. Les lenteurs de la procédure.

    Elle était à l'autel, et peut-être en son cœur Du fatal sacrifice accusait la lenteurJean Racine (1639-1699)

    Que mes feux, que ma crainte et mon impatience Accusaient la lenteur des jours de la vengeance !Voltaire (1694-1778)

  3. Fig. Il se dit de l'esprit qui conçoit lentement, de l'imagination. La lenteur de son esprit. Avoir une grande lenteur d'imagination, une grande lenteur d'esprit, imaginer lentement, concevoir lentement.

  4. Lenteur se dit aussi de la marche d'une pièce de théâtre, d'un roman, etc. où les événements, mal liés entre eux, sont séparés par des conversations, par des réflexions oiseuses, surabondantes. La lenteur de ces scènes. Il y a des lenteurs dans cette comédie.

Étymologie : Lat. lentorem, qui ne signifie que viscosité, mollesse ; de lentus, lent. On a beaucoup dit lentitude au XVIe siècle.

Historique : XIVe s. Ceulx qui orendroit [présentement] blasment nostre lenteur XVIe s. La lenteur [viscosité], crassitie, viscosité et glutinosité des humeurs

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. f.

  1. Manque de rapidité dans le mouvement et dans l’action. La lenteur de sa prononciation m’impatiente. Il met beaucoup de lenteur à tout ce qu’il fait, dans tout ce qu’il fait. Agir, parler avec lenteur. Les lenteurs de la procédure.

  2. Par analogie, Avoir une grande lenteur d’imagination, une grande lenteur d’esprit, Imaginer, concevoir difficilement et avec peine.

  3. Il se dit aussi en parlant de l’Action d’une pièce de théâtre, d’un roman. On a blâmé, dans cette pièce, dans ce roman la lenteur de l’action. Il y a des lenteurs dans ce récit.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée lenteur#36676.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.