légitimation
nom, féminin, /lɛʒitimasjɔ̃/ ou /leʒitimasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de légitimer un enfant naturel.
Harlay, consulté sur la légitimation d'enfant sans nommer la mère, avait donné la planche du chevalier de Longueville, qui fut mise en avant, sur le succès duquel ceux du roi passèrent — Saint-Simon (1675-1755)
Reconnaissance authentique et juridique des pouvoirs d'un envoyé, d'un député, etc. Après la légitimation de ses pouvoirs auprès de la diète, il est entré en fonctions.
Étymologie : Légitimer.
Historique : XIVe s. Par ceste legitimation XVIe s. Ce roi miserable, se voiant ainsi defavorizé, eut recours au pape, pour le prier d'estre juge de sa legitimation
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Changement d’état d’un enfant naturel que ses père et mère reconnaissent par mariage subséquent, et qui acquiert par là les droits des enfants nés en légitime mariage. Autrefois la légitimation pouvait s’opérer par lettres de chancellerie.
Il signifie aussi Action de légitimer, sans qu’il y ait mariage entre le père et la mère. La légitimation des enfants naturels de Louis XIV.
Il signifie aussi Reconnaissance authentique et juridique des pouvoirs d’un envoyé, d’un mandataire, etc. Après la légitimation de ses pouvoirs auprès de la diète, il est entré en fonctions.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- légitimations — pluriel — /leʒitimasjɔ̃/ ou /lɛʒitimasjɔ̃/
- légitimation — singulier — /leʒitimasjɔ̃/ ou /lɛʒitimasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée légitimation#37872.